Inventaire de la flore de l’île Arrault (Orléans)

Le secteur de l’île Arrault à Orléans constitue une part non négligeable de la biodiversité subsistant sur la commune d’Orléans. Pourtant, cette biodiversité est menacée depuis plusieurs années par des projets d’urbanisation. Le dernier en date est l’implantation à proximité de l’Arena, un vaste complexe sportif qui servirait essentiellement à une équipe professionnelle de basket… Le projet est si pharaonique que l’on prévoit entre 5000 et 10000 visiteurs pour assister aux matchs. Le site se trouve à proximité d’une zone Natura 2000 ainsi que de la Loire qui est classée au patrimoine de l’UNESCO.

L’association de défense de l’île Arrault œuvre pour défendre ces derniers espaces naturels de l’Agglomération orléanaise. Le lieu abrite 33 espèces d’oiseaux ainsi que le castor d’Europe. J’ai souhaité participé à un inventaire de la flore sur cet espace. A l’heure actuelle, nous comptabilisons déjà plus de 190 espèces… l’inventaire devra être complété aux printemps. Vous pouvez dès maintenant avoir un aperçu en couleur de celui-ci :

Voici l’inventaire de la flore de l’île Arrault (Orléans)

Accomplir ce projet serait porter gravement atteinte à la biodiversité dans la commune d’Orléans ainsi que la Loire! Déjà que cette dernière est mal menée par les rejets d’eaux usées quotidiennes de l’agglomération orléanaise…

La zone abrite la pulicaire commune (Pulicaria vulgaris) protégée nationalement ou encore la rare (dans le Loiret) cardère poilue (Dipsacus pilosus).

Voici les communes où cette dernière est recensée depuis 2000 (Données du Conservatoire botanique) :

BEAULIEU-SUR-LOIRE 2006 1
DORDIVES 2000 4
FERRIERES-EN-GATINAIS 2006 2
FONTENAY-SUR-LOING 2001 2
MARDIE 2001 1
MONTBOUY 2010 2
NARGIS 2000 2
ORLEANS 2011 3
YEVRE-LA-VILLE 2005 2

Dipsacus pilosus

Dipsacus pilosus

Pulicaria vulgaris

Pulicaria vulgaris

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Discussion autour d’une petite mousse ?

Toujours dans le chapitre Pollution, voici ce que rejette la station d’épuration du secteur Sud d’Orléans dans la Loire :

Rejet après traitement dans la station d'épuration

Rejet après traitement dans la station d’épuration

Encore un spectacle désolant…

De l'eau traitée rejetée en Loire :-)

De l’eau traitée rejetée en Loire 🙂

Mais que font les élus ? Où sont les écolos sur Orléans ?

L’Agglo ne répond pas… La mairie transmet le dossier à l’Agglo. Chez les élus de l’opposition, Europe Ecologie les Verts ne se démarque pas : Jean-Philippe GRAND (conseiller régional) me soutiendra quand je percerai dans les médias dixit, Pascale Rossler (Conseillère régionale) considère m’avoir répondu puisque que son service m’a renvoyé vers l’Agglo. Côté Front de Gauche, après des discussions, aucune nouvelle. Il faut croire que la plus sincère, sans doute désintéressée par un parcours politique bien tracé, est Corinne Leveleux-Texeira.

Côté association, Loiret Nature Environnement aurait sans doute un rôle à jouer pour défendre la Loire et ses écosystèmes. Mais malheureusement, à répéter un peu partout que le problème n’est pas nouveau, on ne peut pas s’attendre à ce que les élus aient suffisamment de pressions pour résoudre enfin ces problèmes de pollution en Loire. Et pourtant, la Réserve naturelle de Saint-Mesmin est la première visée. Les citoyens ont constaté l’envasement des berges. Certe, la zone concernée est une zone naturelle de dépôts mais elle est surtout alimentée par les rejets du quai Madeleine d’Orléans, des rejets du bassin d’orage de la Chilesse (Saint-Jean-de-la-Ruelle) mais surtout des rejets de la station de relevage à la frontière des communes de Saint-Jean-de-la-Ruelle et de la Chapelle-Saint-Mesmin.  Il faut croire qu’on verbalisera plus facilement les chiens errants dans la Réserve que les responsables des rejets d’eaux usées de l’Agglomération d’Orléans. Espérons que les subventions accordées ne musellent pas l’association.

Du côté presse, un article d’un quart de page dans la République du Centre cet été. Il faut croire qu’il ne s’agit que d’un fait divers…
A suivre…

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Butomus umbellatus ( Jonc fleuri )

Le jonc fleuri ou butome en ombelle (Butomus umbellatus) fait partie de la famille des Butomacées (Butomaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à août. Il s’agit d’une plante vivace.

Le jonc fleuri (Butomus umbellatus)

Le jonc fleuri (Butomus umbellatus)

On le retrouve sur les bords des eaux à faible courant (méandres calmes ou bras morts de rivières) plus particulièrement sur des alluvions à dominante sablo-vaseuse. Il est très rare de le retrouver dans les étangs. Il s’agit d’une espèce de pleine lumière.
En Loire, on la retrouve souvent parmi les espèces pionnières (tel que les Bidens) des zones humides riches en azote s’asséchant l’été. Au niveau national, on le retrouve essentiellement dans la partie Nord du pays, il est beaucoup plus rare dans la partie Sud.
Il a régressé dans la vallée de la Loire en amont alors que dans la partie entre le bec d’Allier et le bec de Vienne, il s’est très bien maintenu. On le retrouve dans de nombreux affluents de la Loire. Il est présent sur de nombreux cours d’eau tel que le Loing, la Saône. En région parisienne, l’espèce a fortement régressé du fait de la canalisation des cours d’eaux.
Ailleurs, on le retrouve dans les mares. La disparition progressive de celles-ci rarifie l’espèce dans certains départements. Sur l’atlantique, on le retrouve dans les zones d’arrières dunes : par exemple dans les étangs arrière-dunaires de la baie de Douarnenez.
L’espèce est protégée dans diverses régions : Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais, Alsace, Rhones-Alpes, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Franche-Comté.
En Eure-et-Loir, elle a intégré la liste rouge provisoire du département du fait de son extrême rareté.

Le jonc fleuri (Butomus umbellatus)

Le jonc fleuri (Butomus umbellatus)

La plante mesure entre 50 et 150 centimètres de hauteur. Elle est glabre. Les feuilles à la base sont linéaires avec une section triangulaire. L’inflorescence se développe en ombelle. Les bractées sont lancéolées et se terminent en pointe. La fleur comporte 6 tépales de couleur blanche rosée. On y distingue 9 étamines autour de 6 carpelles soudés entre eux.

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Cynoglossum officinale ( Cynoglosse officinale )

La cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale) fait partie de la famille des boraginacées (Boraginaceae). Elle est aussi appelée Langue-de-chien. Sa période de floraison s’étale de mai à août. Il s’agit d’une plante bisannuelle.

Cynoglossum officinale

Cynoglossum officinale

On la retrouve dans les zones de friches et de décombres. Elle est présente un peu partout en France dans des proportions très variées allant de l’abondance à la rareté. Elle est protégée dans les Pays de la Loire. On la rencontre par exemple dans la vallée de la Loire, de l’Allier, sur les arrières dunes perturbées du littoral atlantique.

Il s’agit d’une plante médicinale. Elle était utilisée autrefois contre la diarrhée. Les feuilles sont parfois utilisées contre les brûlures (effet émollient). La plante contient des alcaloïdes : il est sage de ne pas trop consommer ces feuilles (celles-ci étaient consommées en salade).

Fleurs de cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale)

Fleurs de cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale)

La plante est très feuillée et mesure de 30 à 80 cm de haut. Elle est pubescente. Les feuilles sont lancéolées (=en forme de fer de lance). Elles peuvent dépasser les 15 centimètres. L’inflorescence est constituée de grappes. La couleur de la fleur évolue du bleu violacé ou rouge (couleur vin). La corolle est en forme de coupe.

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Pulicaria vulgaris ( Pulicaire commune )

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris) fait partie de la famille des Astéracées (Asteraceae). Sa période de floraison s’étale de juillet à septembre.  Il s’agit d’une plante annuelle.

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

On la retrouve sur les berges exondées des cours d’eau (par exemple la vallée de la Loire), dans les zones fraiches et temporairement humides plus ou moins anthropisées comme par exemple les fossées, les mares temporaires, les ornières, les cours de vieilles fermes. On la retrouve un peu partout en France dans les plaines et collines de moins de 700m d’altitude mais elle se fait de plus en plus rare, au point de bénéficier d’une protection nationale. Elle est donc en forte régression puisque Gaston Bonnier au début du 20ème siècle la trouvait assez commune sauf dans le Nord et la région méditerranéenne. Sa disparition est liée à la réduction des zones humides, au comblement des mares. Elle est relativement abondante dans la vallée de la Loire et au Nord de l’Auvergne dans les vallées du Cher et de l’Allier. Elle est quasi-absente du Nord, du Nord-Est, du Sud-Ouest, de la vallée du Rhône.

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

La plante mesure entre 10 à 30 centimètres de hauteur, guère plus. La tige est dressée. Les feuilles sont ondulées sur les bords. Elles sont velues sur le dessous. Les feuilles de la base ont tendance à se flétrir lors de la floraison. Les fleurs jaunes à jaunâtres dépassent de peu l’involucre (ensemble de feuilles situées au voisinage des fleurs (=bractées)) contrairement à Pulicaria dysenterica. Les bractées sont velues.

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris)

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