Eaux usées en Loire : la revue de presse

Différents journaux viennent d’informer la population de l’agglomération orléanaise du désastre écologique en Loire à cause de rejets d’eaux usées dans le fleuve. La journaliste Christine BERKOVICIUS fût la première à révéler ce drame dans les colonnes de l’hebdomadaire de l’Express en Octobre 2011 :

La Loire un fleuve pas si clair que ça : Christine BERKOVICIUS, L'Express 2011

La Loire un fleuve pas si clair que ça : Christine BERKOVICIUS, L’Express 2011

Après l’envoi d’une lettre ouverte aux élus début mars 2012, la journaliste Marion BONNET du journal La République du Centre menait à nouveau une enquête, où chaque élu a été contacté. On retiendra que pour les élus, « c’est compliqué » ou encore pour monsieur LEMAIGNEN président de l’Agglo « On fait en fonction de nos priorités et de nos moyens ». On apprend donc que les problèmes ne sont pas prêts d’être résolus!

Ces lingettes dans le lit de la Loire, Marion BONNET et Blondine LAMORISSE, La république du Centre Mars 2012

Ces lingettes dans le lit de la Loire, Marion BONNET et Blondine LAMORISSE, La république du Centre Mars 2012

Dernière publication en date, celle de la Tribune d’Orléans, où la journaliste Michelle COLOMBEL signe un article à partir des données de ce blog et des interviews de différents élus.

Pollution en Loire, encore des points noirs : Michelle COLOMBEL, La tribune d'orléans, Mars 2012

Pollution en Loire, encore des points noirs : Michelle COLOMBEL, La tribune d’orléans, Mars 2012

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Corylus avellana ( Fleurs de noisetier )

Les noisetiers sont en fleurs depuis plusieurs semaines. Voici une photo de la fleur femelle du noisetier. Elle passe souvent inaperçue pour le promeneur :

Fleur femelle de noisetier (Corylus avellana)

Fleur femelle de noisetier (Corylus avellana)

Les fleurs mâles sont bien plus visibles :

Fleurs mâles de noisetier (Corylus avellana)

Fleurs mâles de noisetier (Corylus avellana)

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Pollution en Loire : Lettre ouverte adressée aux élus

Lettre ouverte adressée à Monsieur Grouard, Monsieur Carré, Monsieur Chaillou, Madame Rossler, Monsieur Grand et Monsieur Lemaignen

Monsieur le Député et maire d’Orléans, monsieur le député et conseiller municipal d’Orléans, monsieur le maire de Saint-Jean de la Ruelle, madame la conseillère régionale en charge de la biodiversité, monsieur le conseiller régional et conseiller municipal d’Orléans, monsieur le président de l’Agglo, conseiller régional et conseiller municipal d’Orléans,

Je vous ai adressé en 2011 des courriers ou des courriels pour demander votre intervention afin de résoudre le problème de la pollution en Loire due à des eaux usées déversées sur les communes d’Orléans, de Saint-Jean de la Ruelle et de la Chapelle-Saint-Mesmin. Soit je n’ai obtenu aucune réponse, soit on m’a redirigé vers l’Agglo, soit on attendait que je perce dans les médias pour me soutenir…

Si les arrêtés préfectoraux 2011075-0002, 2011273-0004, 2011273-0009 et 2011312-0003 font état des modalités de rejet en sortie des différentes stations d’épurations, ils ne mentionnent pas  d’autorisations de rejets en amont des stations d’épurations. En clair, les rejets d’eaux usées en Loire avant que les eaux ne parviennent en stations ne sont pas autorisés. Notez bien que quand la Région ou les communes m’ont indiqué que l’Agglo était responsable, elles n’ont pas tout à fait raison car les articles 4 ou 5 montrent bien que les communes sont aussi responsables de la bonne exécution des arrêtés préfectoraux et du respect du code de l’environnement sur leur commune. Outre ces arrêtés préfectoraux, il convient de se pencher sur l’arrêté ministériel du 22 juin 2007… Je n’évoque même pas les Directives européennes qui sont encore plus exigeantes.

La situation est aujourd’hui extrêmement critique. Contrairement aux affirmations des uns ou des autres, les eaux usées ne sont pas déversées en Loire une trentaine de jours par an lors de grands épisodes de pluie, mais plus de 200 jours par an et aussi par beau temps ! Nos propres excréments se retrouvent donc en Loire plus de 200 jours par an, avant même de parvenir dans nos superbes stations d’épuration ! Comme au Moyen-âge, mais avec des conséquences bien plus importantes !

Le déversement de ces eaux usées modifie l’équilibre naturel. Des espèces envahissantes ont fait leur apparition. Elles profitent de la surcharge organique pour proliférer et réduisent donc la biodiversité. Un nombre considérable de lingettes non biodégradables et comportant des produits toxiques est déversé en Loire. Il est inutile de vous préciser que la Loire est protégée. Les communes sont donc en situation d’infraction par rapport à la législation. Et ayez bien en tête que la pollution ne s’arrête pas aux frontières de la commune mais a un impact sur le bouchon vaseux de l’estuaire, puis sur l’océan. Quel est l’impact pour la santé, de la consommation de poissons de Loire pêchés dans l’agglomération orléanaise ?

J’attire votre attention sur le fait que le bac à sable du quai Madeleine n’est pas le seul équipement défaillant, contrairement à ce qui a pu être évoqué dans des comptes-rendus municipaux et d’Agglo! Une analyse approfondie doit être effectuée sur tout le réseau reliant Orléans à la station d’épuration de la Chapelle-Saint-Mesmin. En effet, il est fort probable que ce réseau soit sous-dimensionné et qu’il subisse des infiltrations des nappes superficielles. Il faut comprendre que ce réseau de 6 kms se trouve sous la nappe en différents endroits. En effet, les récentes crues de fin décembre à début janvier, loin d’être exceptionnelles, plaçaient le niveau de la Loire au dessus des canalisations! Sachez également que les récents aménagements du bassin d’orage de la Chilesse ne sont pas suffisamment efficaces pour empêcher d’énormes rejets en Loire. J’ai de belles photos en contrebas du bassin où la végétation de la rive a été couchée par des torrents de lingettes sur plusieurs dizaines de mètres!! Quant à la rive sud de la Loire, des rejets d’eaux usées ont également lieu entre le Pont Royal et le Pont de l’Europe. Vous l’aurez compris, les travaux nécessaires demanderont un investissement de plusieurs millions d’euros.

Le temps n’est plus à chercher les responsables de ce désastre (précédente ou actuelle majorité), il faut proposer dès maintenant des solutions. Et que celles-ci soient durables! Nous ne devons pas refaire le même constat dans 5 ans. On ne peut pas reporter à demain les travaux comme on le fait depuis au moins 2008, et même bien avant !

En cette année, où plusieurs d’entre vous se proposent de représenter les citoyens à l’Assemblée, il serait opportun de s’engager dès maintenant sur ce chantier. Que vous fassiez partie de la majorité ou de l’opposition dans la municipalité, dans le conseil d’Agglo ou à la Région, j’espère que vous saurez vous monopoliser ensemble pour cette noble cause.

En 2011, comptant sur votre intervention (vous représentez les citoyens), je n’ai pas souhaité manifester lors d’événements très importants pour l’image des communes et de la Région, en particulier, la Loire à vélo, le Festival de Loire.

Si cela s’avère nécessaire, très rapidement, si aucun engagement rapide n’est pris, j’appellerai à la mobilisation citoyenne car cette situation dure, vous en conviendrez, depuis bien trop longtemps. Pensez à l’image, que vous pouvez donner d’Orléans, de son agglomération, de la Région Centre, grâce à vos actes, lors d’événements tels que les journées du développement durable, la Loire à vélo, le Festival de Loire! Imaginez dans la presse des titres comme « Pollution en Loire : les élus locaux, la Région se mobilise pour sauver ce patrimoine exceptionnel! » ou « La Loire ne sera plus un égout mais un réservoir de biodiversité grâce aux élus locaux et à la Région« . Soyez certains que ma détermination sera totale  pour défendre ce magnifique fleuve. J’espère de tout cœur que vous mobiliserez toute votre énergie pour que les excréments des Orléanais et les produits toxiques ne finissent plus en Loire.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

Jean Charles

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Allium narcissiflorum Vill. ( Ail à fleurs de narcisse )

L’ail à fleurs de narcisse ( Allium narcissiflorum Vill.) fait partie de la famille des Alliacées (Alliaceae). Sa période de floraison s’étale de Juin à Août.

L’ail à fleurs de narcisse   ( Allium narcissiflorum Vill.)

L’ail à fleurs de narcisse ( Allium narcissiflorum Vill.)

Répartition française :
Il s’agit d’une espèce endémique des Alpes occidentales du Sud et du Piémont. On la retrouve en Savoie, dans les Alpes-Maritimes, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, le Vaucluse, la Drôme et l’Isère.
Dans le département des Alpes-Maritimes, elle est présente dans les hauts massifs calcaires du Mercantour, dans le Haut Var, en Haute-Tinée, dans les vallées de la Roya et de la Vésubie, dans le massif du mont Mounier.
Dans le Vaucluse, L’espèce est présente dans le haut du versant nord du Mont Ventoux au dessus de 1400 mètres. Dans le département de la Drôme, elle est présente sur la partie sud du Vercors, en Haut-Diois et Haut-Buëch.

Ecologie :
L’ail à fleur de narcisse est un orophyte (adapté au milieu montagnard). Cette espèce apprécie les zones ensoleillées. Cette espèce apprécie les zones d’éboulis calcaires subalpins et alpins, à composantes fines et moyennes (Phytosociologie : 71.0.3.0.2 Thlaspion rotundifolii – Végétations des éboulis plus ou moins mobiles – Communautés subalpines à nivales des Alpes). On peut la trouver entre 800 et 2700 mètres d’altitude.

Protection :
L’espèce fait partie de la liste rouge de l’IUCN.

L’ail à fleurs de narcisse   ( Allium narcissiflorum Vill.)

L’ail à fleurs de narcisse ( Allium narcissiflorum Vill.)

Description :
La plante mesure entre 15 à 40 cm de hauteur. Elle possède un bulbe. La tige comporte une seule hampe florale généralement pendante. Les bases des feuilles se situent au premier quart de la tige. Elles sont linéaires et peu larges (moins de 0,5cm). Au froissement, elle dégage une forte odeur d’ail. Les fleurs sont en forme de cloche. La couleur est rose. La corolle comporte 6 tépales d’un cm ou plus, avec des tâches pourpres à la base. Elles sont regroupées par 3 à 6.

Taxonomie :
Allium narcissiflorum Vill. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :

– Allium grandiflorum Lam.
– Allium pedemontanum Willd.
– Allium roseum L.

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Rejets d’eaux usées en Loire, mobilisons-nous en 2012!

La pollution en Loire par le rejet d’eaux usées sur les communes d’Orléans, Saint-Jean-de-la-Ruelle et la Chapelle-Saint-Mesmin continue de s’amplifier pour plusieurs raisons. Rien n’a été entrepris pour résoudre ces rejets depuis que nous avons alerté les élus. Le budget pour 2012, que ce soit l’Agglo ou Orléans, n’inclut aucune étude, aucun travaux concernant ce drame écologique majeur. La canalisation de 6 kilomètres reliant Orléans à la station d’épuration d’Orléans s’est retrouvée sous le niveau de la Loire lors des crues de fin décembre à début janvier. Des crues, qui étaient loin d’être exceptionnelles! On comprend alors que des infiltrations deviennent possibles dans ce réseau, le rendant défaillant.

Je n’ai pas manqué en 2011 d’alerter les élus sur cette pollution. Les uns renvoyant la balle sur les autres, les autres déclarant que ce problème n’intervenait que 30 jours par an par de forts épisodes de pluies. Mais les élus, ne sont-ils pas censés représenter les citoyens ? Après étude de différents décrets préfectoraux, il apparaît que les communes sont aussi responsables que l’Agglo puisqu’elles doivent veiller à la bonne exécution de ceux-ci. Ne doivent-elles pas non plus respecter strictement l’arrêté ministériel du 22 juin 2007 ? La Mission Val-de-Loire et la Région Centre ne peuvent-ils pas intervenir ?

Sachez que les eaux usées ne sont pas rejetées seulement 30 jours par an mais plus de 180 jours par an! Nous en avons été les témoins par notre surveillance quasi-systématique. De nombreuses photos ont déjà été publiées. Nous avons été boycotté par la République du Centre, la tribune d’Orléans. Toutefois, l’hebdomadaire L’Express du 5 octobre 2011 a consacré deux pages entières sur cette pollution en Loire dans le cadre d’un dossier : Orléans, les sujets qui fâchent. Aucune réaction des élus! Et on comprend pourquoi : la reconstruction de la canalisation de 6 kms coûterait plusieurs millions d’euros, et comme la majorité ayant engagé les travaux n’est plus la même…

Il est temps de trouver une solution durable à ce désastre écologique! Nos élus doivent s’engager! Je sais qu’une bonne partie des élus que nous avons contacté va se présenter aux prochaines élections législatives pour nous représenter à l’Assemblée. C’est une bonne occasion de savoir si ce sont de bons candidats…

Voici quelques photos montrant la défaillance totale du réseau d’assainissement, que ce soit à Orléans, à Saint-Jean-de-la-Ruelle ou à la Chapelle-Saint-Mesmin. Des torrents d’eaux usées et de lingettes sortaient d’une bouche d’égout vissée en contrebas du bassin d’orage de la Chilesse sur la commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle où près de 800000 euros ont été investis pour améliorer le cadre environnemental.

Les torrents d'eaux usées ont couché la végétation sur plusieurs dizaines de mètres!

Les torrents d’eaux usées ont couché la végétation sur plusieurs dizaines de mètres!

Une vue autour de la bouche d'égout

Une vue autour de la bouche d’égout

Des torrents de lingettes se sont déversés en Loire

Des torrents de lingettes se sont déversés en Loire

Quel désastre !

Quel désastre !

Une végétation arrachée par la densité des lingettes

Une végétation arrachée par la densité des lingettes

Côté sud de la Loire, près de l’île Arrault à Orléans, la situation ne semble pas meilleure comme en témoigne les photos ci-dessous :

Question : s'agit-il d'eau de pluie, de ruissellement?

Question : s’agit-il d’eau de pluie, de ruissellement?

La réponse à la question :

Non, il s'agit bien d'eaux usées rejetées en Loire !!

Non, il s’agit bien d’eaux usées rejetées en Loire !!

Vous retrouverez l’intégralité des articles consacrés à ce dossier : ici

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