Serapias neglecta De Not. ( Sérapias négligé )

Le sérapias négligé (Serapias neglecta De Not.) fait partie de la famille des Orchidées (Orchidaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à mai. Son autre nom commun est Sérapias méconnu. Ce nom lui vient du fait que cette espèce est restée très longtemps ignorée des botanistes.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Ecologie :
L’espèce affectionne les sols plutôt acides que basiques. On la retrouve dans les pelouses rases à Isoètes (Isoetes durei par exemple) temporairement humide l’hiver ou encore dans les bois clairs. Phytosociologie : Isoetion durieui 34.0.1.0.1 Communautés amphibies et hygrophiles méditerranéennes des sols oligotrophes de niveau topographique bas à moyen.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Répartition française :
Elle est beaucoup plus fréquente dans le Var (Plaine des Maures, Colle du Rouet, Esterel) que dans les Alpes-Maritimes (Essentiellement dans l’Esterel, à l’Ile Sainte-Marguerite). On la retrouve également en Corse, comme en Sardaigne et même en Sicile.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Description :
Sa hauteur varie de 10 à 30 cm. Les feuilles sont au nombre de 4 ou 8. Elles sont lancéolées. L’inflorescence est composée de 2 à 10 fleurs. La fleur est de couleur rose saumon. Le labelle est large (épichile ovale à cordiforme) et possède de nombreux poils au centre. La gorge contient 2 lamelles (=callosités) de couleur rouge pourpre presque parallèles (Ce qui n’est pas le cas pour Serapias cordigera). Les lobes latéraux de l’hypochile émergent très largement du casque.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Taxonomie :
Serapias neglecta De Not.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Isias triloba De Not.
– Serapias cordigera subsp. neglecta (De Not.) K.Richt.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg 2ème édition – Collectif – Editions Biotope 2005
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Chamaerops humilis L. ( Palmier nain )

Le Palmier nain (Chamaerops humilis L.) fait partie de la famille des Arecacées (Arecaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juin. Ses autres noms communs sont le Palmier Doum, le faux-palmier Doum ou encore Doum. Son nom vient du grec « chamai » qui veut dire « bas » et « rops » qui veut dire « buisson ».

Ecologie :
Cette espèce se distribue sur les côtes du bassin méditerranéen occidental. Il peut résister à des températures basses de l’ordre de -8 degrés, c’est pourquoi il pénètre jusqu’au nord du Haut-Atlas jusqu’à 2200 mètres. Il affectionne les zones calcaires thermophiles où on le voit accompagner l’olivier sauvage, le caroubier, le chêne vert ou encore le lentisque. En France, il serait actuellement en expansion alors qu’il avait quasiment disparu au début de 20ème siècle. Phytosociologie : Oleo sylvestris – Ceratonion siliquae 56.0.2.0.2 Communautés thermoméditerranéennes arborées claires ou arbustives, héliophiles.

Répartition française :
On le retrouve donc dans les Alpes-Maritimes (les hauteurs de Nice, Menton, l’île Sainte-Marguerite, Fort Carré d’Antibes), dans le Var (tout le littoral des Maures, Saint-Raphaël, Hyères, Toulon), les Bouches-du-Rhône (La Ciotat) mais aussi deux stations dans l’Aude. Il est complètement absent de la Corse.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Chamaerops humilis L. Ile Sainte-Marguerite 2013

Chamaerops humilis L. Ile Sainte-Marguerite 2013

Description :
Il s’agit d’une espèce dioïque. La hauteur de cet arbrisseau ne dépasse pas les 3 mètres. Il a souvent une allure buissonnante. Les feuilles forment des bouquets terminaux bien verts. Elles sont portées par un long pétiole de 20 à 40 cm comportant des épines. Le limbe est en forme d’éventail et comporte de nombreux segments lancéolés à linéaires. Les fleurs sont de petites tailles. Elles sont de couleur jaune ou verdâtre suivant les pieds. Les fruits sont bien charnus (non comestibles) et vont du jaune au brun rougeâtre. La dissémination des graines est assurée par les rats.

Usages / Autres particularités :
En Afrique du Nord, il a été utilisé comme antidiabétique et antispasmodique. C’est à partir de cette espèce que l’on a élaboré un cultivar que l’on peut trouver en jardinerie sous le même nom.

Bibliographie :
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Revue Espèces N°1 septembre 2011 – Le palmier nain pages 52 à 57 -Kirnos publications 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Trifolium pannonicum Jacq. ( Trèfle de Hongrie )

Le Trèfle de Hongrie (Trifolium pannonicum Jacq.) fait partie de la famille des Fabacées (Fabaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à juillet.

Trifolium pannonicum Jacq.

Trifolium pannonicum Jacq.

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce uniquement dans les Alpes-Maritimes (en Haute Roya) en jonction avec des populations italiennes.

Ecologie :
Elle affectionne les grands pâturages d’altitude (1500 à 2200 m) en situation chaude (adret) dominés par des fétuques. Phytosociologie : festucion variae 15.0.1.0.1 Pelouses acidiphiles thermophiles de l’étage montagnard à alpin.
Sa présence durable n’est garantie que par un pastoralisme raisonné (ni abandon, ni surpâturage).

Protection :
L’espèce est protégée en région Provence-Alpes-Côte-D’azur.

Trifolium pannonicum Jacq.

Trifolium pannonicum Jacq.

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 20 à 80 cm. Elle est pubescente. Les feuilles comportent 3 folioles de forme elliptique allongée. Elles sont velues sur les deux faces. Les fleurs sont réunies en glomérule de forme cylindrique ou ovoïde. La fleur est de couleur blanc jaunâtre. Les sépales sont velus, se réunissent en tube et se terminent en pointe.
Flora Europaea permet de distinguer cette espèce de Trifolium ochroleucon par la taille de la corolle et la longueur des pédoncules. Dans le cas de Trifolium pannonicum, la corolle mesure de 20 à 25 mm et la longueur du pédoncule de 40 à 80 mm. Dans le cas de Trifolium ochroleucon, la corolle mesure de 15 à 20 mm et la longueur du pédoncule ne dépasse pas 25 mm.

Trifolium pannonicum Jacq.

Trifolium pannonicum Jacq.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flora europaea volume 2 – T.G. Tutin et Al. – Cambridge university press 1968
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011

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Typha minima Funck ( Petite massette )

La petite massette (Typha minima Funck) fait partie de la famille des Thyphacées (Thyphaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juin.

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Ecologie :
Elle affectionne le bord des cours d’eau, les zones humides temporairement immergées. Phytosociologie : Caricion davallianae 64.0.3.0.1 Communautés montagnardes à planitiaires-continentales sur sol oligotrophe peu oxygéné tourbeux ou minéral, Phragmition communis 51.0.1.0.1 Communautés eurosibériennes à inondation régulière et prolongée (faible variation de niveau)

Typha minima Funck

Typha minima Funck

Répartition française :
On retrouve l’espèce en Lorraine, en Alsace et dans une grande partie sud-est de la France (Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-D’azur). On trouve l’espèce sur les bords de L’Arve en Haute-Savoie. Dans la Drôme, elle est très rare (quelques stations au sud du département). Dans le Vaucluse, elle est régulièrement répartie le long de la Durance et on la note sur les berges de l’Eygues. Dans les Hautes-Alpes, on la trouve également le long de la Durance mais aussi du Buëch. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, on la trouve sur la commune de Saint-Crépin Dans les Alpes-Maritimes, on la trouve régulièrement le long du Var sur les berges qui sont régulièrement « nettoyées » de toute concurrence végétale par les crues (Daluis, Touet sur Var, Saint-Laurent du Var, Nice). L’espèce est également présente dans le Gard. Dans les Bouches-du-Rhône, l’espèce se trouve à proximité des stations de Perthuis (Vaucluse) dans la commune du Puy-Sainte-Réparade. Dans le Var, elle serait présente encore à Vinon-sur-Verdon et Puget-sur-Argens.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 30 cm à 100 cm. Elle peut représentée des peuplements assez denses du fait de ses longs rhizomes. Ce sont ses tiges stériles qui atteignent 1 m et comportent les feuilles. Celles-ci sont relativement longues et linéaires. Les tiges fertiles sont bien moins hautes et non feuillées. Elle se termine par deux inflorescences quasi superposées (il existe toutefois un petit espace entre elles). Celle en position inférieure, en forme de petite massue, est constituée de fleurs femelles. Sa couleur est brun foncé à maturité. L’inflorescence supérieure, de forme cylindrique, est constituée de fleurs males.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Catalogue des plantes vasculaires de la chaîne jurassienne – Jean-François Prost – Société Linnéenne de Lyon 2000
– La flore du département de Vaucluse – Bernard Girerd – Editions Barthélémy 1991
– Flore de la Drôme – Luc Garraud – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 2003
– Atlas de la flore des Hautes-Alpes – Edouard Chas – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 1994
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Veratrum nigrum L. ( Vératre noir )

Le Vératre noir (Veratrum nigrum L.) fait partie de la famille des Mélanthiacées (Melanthiaceae). Sa période de floraison s’étale de juillet à septembre.

Veratrum nigrum L. en fleurs

Veratrum nigrum L. en fleurs

Répartition française :
En France, l’espèce est extrêmement rare et arrive en limite sud-occidentale de son aire de répartition. C’est pourquoi on ne la trouve que dans les Alpes-Maritimes en particulier dans ces communes : Saorge, Breil-sur-Roya, Tourrettes sur Loup, au hameau de Plascassier à Grasse.

Ecologie :
Le Vératre noir aime les situations fraiches et ombragées des lisières de sous-bois (Phytosociologie : Carpinion orientalis 57.0.1.0.3 Forêts tempérées caducifoliées ou mixtes, collinéennes et montagnardes, tyrrhénio-adriatiques (ultimes irradiations dans les Alpes-Maritimes et la Corse), Fagion sylvaticae 57.0.3.3.1 Communautés le plus souvent mixtes montagnardes acidiclines à calcicoles)

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Veratrum nigrum L. en fruits

Veratrum nigrum L. en fruits

Description :
La hauteur de cet arbrisseau varie de 50 cm à 150cm. La tige est simple et creuse. Les feuilles basales sont de forme ovale à fortes nervures. Les feuilles alternes supérieures sont moins nombreuses plus petites et plus lancéolées. L’inflorescence se présente en grappes dont les axes sont fortement pubescents. La fleur est constituée de 6 tépales de taille irrégulière de couleur pourpre noirâtre. Le fruit se présente sous forme d’une capsule complètement glabre contrairement au reste de l’inflorescence. La capsule est constituée de 3 loges bien marquées.

Taxonomie :
Veratrum nigrum L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Helonias nigra (L.) Ker Gawl.
– Melanthium nigrum (L.) Thunb.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011

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