Typha minima Funck ( Petite massette )

La petite massette (Typha minima Funck) fait partie de la famille des Thyphacées (Thyphaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juin.

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Ecologie :
Elle affectionne le bord des cours d’eau, les zones humides temporairement immergées. Phytosociologie : Caricion davallianae 64.0.3.0.1 Communautés montagnardes à planitiaires-continentales sur sol oligotrophe peu oxygéné tourbeux ou minéral, Phragmition communis 51.0.1.0.1 Communautés eurosibériennes à inondation régulière et prolongée (faible variation de niveau)

Typha minima Funck

Typha minima Funck

Répartition française :
On retrouve l’espèce en Lorraine, en Alsace et dans une grande partie sud-est de la France (Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-D’azur). On trouve l’espèce sur les bords de L’Arve en Haute-Savoie. Dans la Drôme, elle est très rare (quelques stations au sud du département). Dans le Vaucluse, elle est régulièrement répartie le long de la Durance et on la note sur les berges de l’Eygues. Dans les Hautes-Alpes, on la trouve également le long de la Durance mais aussi du Buëch. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, on la trouve sur la commune de Saint-Crépin Dans les Alpes-Maritimes, on la trouve régulièrement le long du Var sur les berges qui sont régulièrement « nettoyées » de toute concurrence végétale par les crues (Daluis, Touet sur Var, Saint-Laurent du Var, Nice). L’espèce est également présente dans le Gard. Dans les Bouches-du-Rhône, l’espèce se trouve à proximité des stations de Perthuis (Vaucluse) dans la commune du Puy-Sainte-Réparade. Dans le Var, elle serait présente encore à Vinon-sur-Verdon et Puget-sur-Argens.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Typha minima Funck sur les bords du Var en 2011

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 30 cm à 100 cm. Elle peut représentée des peuplements assez denses du fait de ses longs rhizomes. Ce sont ses tiges stériles qui atteignent 1 m et comportent les feuilles. Celles-ci sont relativement longues et linéaires. Les tiges fertiles sont bien moins hautes et non feuillées. Elle se termine par deux inflorescences quasi superposées (il existe toutefois un petit espace entre elles). Celle en position inférieure, en forme de petite massue, est constituée de fleurs femelles. Sa couleur est brun foncé à maturité. L’inflorescence supérieure, de forme cylindrique, est constituée de fleurs males.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Catalogue des plantes vasculaires de la chaîne jurassienne – Jean-François Prost – Société Linnéenne de Lyon 2000
– La flore du département de Vaucluse – Bernard Girerd – Editions Barthélémy 1991
– Flore de la Drôme – Luc Garraud – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 2003
– Atlas de la flore des Hautes-Alpes – Edouard Chas – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 1994
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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