Stachys recta ( Epiaire raide )

L’épiaire raide (Stachys recta) fait partie de la famille des Lamiacées. Sa période de floraison s’étale de Mai à Septembre. On la retrouve dans les talus, pelouses ou friches en milieu calcaire. Elle n’est pas rare sur les levées de la Loire.

L'épiaire raide (Stachys recta)

L’épiaire raide (Stachys recta)

La hauteur de la plante varie de 20 à 50 cm. Le froissement des feuilles dégage une odeur plutôt désagréable. La corolle est blanc-jaunâtre mêlée de pourpre.
Elle est protégée en région Basse-Normandie et dans le Limousin

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La Loire joue le rôle de station d’épuration à Orléans

Retrouvez l’historique complet de nos articles concernant les rejets d’eaux usées en Loire : ICI

Il y a quasiment deux mois, nous dénoncions en aval d’Orléans une pollution en Loire par le rejet d’eaux usées directement dans le fleuve. Nous avons contacté les mairies de Saint-Jean-de-la-Ruelle, d’Orléans (dont nous n’avons jamais eu de réponse), le Conseil Régional qui nous ont redirigé vers l’Agglo. J’ai rencontré Jean Philippe GRAND, conseiller régional et conseiller municipal d’Orléans qui voulait se rendre compte par lui-même de l’ampleur des dégâts. Il m’a conseillé de ne pas trop faire de bruit si on voulait résoudre ce problème avec l’Agglo. Il se proposait d’envoyer un courrier à l’Agglo sur le sujet. Il aura mis plus d’un mois et demi pour obtenir une réponse non sans avoir insisté directement auprès de Monsieur LEMAIGNEN, président de l’Agglo. De notre côté, nous avons également envoyé un courrier à l’Agglo une semaine plus tard. Nous avons pris contact avec l’association Loiret Nature Environnement dont le président a fait parvenir une lettre au président de l’Agglo.
Nous avons alerté des grandes ONG quelques jours après. Nous n’avons obtenu aucune réponse. L’hebdomadaire gratuit la Tribune d’Orléans a publié quelques lignes sur la pollution début mars.

Il faut bien se rendre à l’évidence, c’est un sujet dont pratiquement tout le monde se moque. Le développement durable ou soutenable (terme marketing inventé)  est devenu le sujet à la mode pour promouvoir la technologie, l’industrie etc. en bonne conscience… On continue donc à développer dans une Nature déjà à l’agonie. Cette ingénieuse idée de développement durable a fini par duper les plus sincères, les bonnes volontés, les plus engagés dans la défense de la Nature. Mais beaucoup commencent à s’apercevoir que tout ceci n’est qu’une supercherie. Les anglo-saxons appellent cela le greenwashing. « Le bon sens », le respect, la protection de la Nature n’existe plus vraiment.  Les grandes opérations de greenwashing (les salons, les journées du développement durable, les lettres de l’Agglo…) ont convaincu les citoyens que leur commune, leur agglomération s’engageait dans le respect de la Nature. A la vérité, ce n’est pas le cas.

Revenons à la pollution que nous avons dénoncé début mars 2011. Vous serez peut-être surpris de savoir qu’elle n’est pas du tout occassionnelle, qu’elle avait été déjà évoquée dans un document intitulé « Projet d’agglomération 2008 – 2014 » : http://www.agglo-orleans.fr/upload/document/assainissement/FILE_4b56d5a616e38_projet_agglo_09_assainissement.pdf/projet_agglo_09_assainissement.pdf
Reprenons quelques lignes du texte écrit en avril 2009 :

« Au titre des nouvelles opérations, il semble indispensable, pour régler la dernière source de pollution directe en Loire, d’engager les travaux de réaménagement de la chambre à sable du quai de la Madeleine à Orléans.
Cet ouvrage, datant des années 40, était à l’origine un ouvrage de répartition et de diffusion des eaux usées en Loire avant la construction des stations d’épuration. Deux siphons y ont été raccordés au début des années 70 pour amener les effluents à la station de l’Ile Arrault. Son aménagement n’est aujourd’hui plus adapté au fonctionnement actuel et au transport des effluents vers la station d’épuration de la Chapelle-Saint-Mesmin. Une réhabilitation complète permettra d’utiliser pleinement cet ouvrage pour
envoyer les excédents d’eaux usées par temps de pluie vers la station de l’Ile Arrault afin de limiter la pollution rejetée en Loire. »

Parmi les documents annexes figure le budget pour l’assainissement, comportant une mention pour la reconstruction de la chambre à sable d’Orléans, celle située quai Madeleine. En 2009, 300 k€ étaient prévus pour l’étude. En 2010, la construction devait se réaliser pour 4000 k€. Or aujourd’hui, aucun travaux n’a été engagé.

Ce document montre clairement qu’une partie de nos élus savait que la Loire était polluée par la diffusion d’eaux usées directement dans le fleuve avant 2009. Aujourd’hui, rien n’est fait pour résoudre cette pollution qui affecte le milieu localement mais aussi en aval au niveau de l’estuaire de la Loire (Voir un de nos précédents articles concernant le bouchon vaseux de plus de 50 kms…) et plus généralement les océans. Nous avons discuté avec les pêcheurs de bord de Loire : ils nous ont révélé que cette pollution existe depuis longtemps. « Cela fait des années que je pêche au milieu des capotes anglaises! » nous a révélé l’un deux. Des campagnes d’introduction de truites arc-en-ciel dans le Loiret se sont révélées très décevantes du fait de la forte charge organique en aval d’Orléans. Ce poisson a en effet besoin d’une eau limpide. Nos amis  de Loiret Nature Environnement constatent des lingettes, serviettes hygiéniques sur les bords de Loire, en particulier dans la réserve naturelle de Saint-Mesmin, depuis plusieurs années.

Il est donc grand temps d’agir sans demi-mesure. Pourtant, devant les coûts (4000 k€), l’Agglo souhaite une solution intermédiaire, qui ne règlera pas définitivement le problème. L’Agglomération orléanaise continuera donc à polluer la Loire en ce 21ème siècle où la technologie n’a jamais aussi présente dans notre société. Mais ne vous trompez pas, il ne s’agit pas d’une impossibilité technologique mais bien d’un problème d’argent. Voici à titre d’information le budget de l’Agglo pour 2011 :

budget de l'Agglomeration orléanaise pour 2011

budget de l’Agglomeration orléanaise pour 2011

Vous trouverez tous les détails dans ce bulletin de l’Agglo : http://www.agglo-orleans.fr/upload/document/publications/FILE_4d5ceb6edfb37_lettre_agglo_27.pdf/lettre_agglo_27.pdf
Au passage, n’hésitez pas à bien lire celui-ci. S’il n’y a pas assez d’argent pour ne pas effectuer de rejets d’eaux usées en Loire, il y a de l’argent pour  les opérations qui se voient beaucoup plus et d’un intérêt économique plus important. Voici un passage intéressant :
« l’AgglO investira près de 4,2 millions d’euros pour aménager des « parcs services » de haute qualité environnementale, pour le bien être des entreprises et de leurs salariés.
Les investissements porteront sur le parc technologique Orléans Charbonnière (ZAC 3), la zone de la Guignardière Nord, la ZAC des Guettes, la Zone des 4 Cheminées, l’extension du parc de la Saussaye et la zone de Saint Hilaire Saint Mesmin
. »

Vous constaterez que la Loire ne doit pas avoir une assez « haute qualité environnementale » pour qu’on puisse investir plus de 4 millions d’euros dans une autre opération plutôt que de cesser définitivement de rejeter des eaux usées dans le dernier fleuve sauvage d’Europe. Il est difficile de comprendre pourquoi ce dossier a encore pris du retard… Nous vous laissons juge d’apprécier les priorités de l’Agglo.

Nous guettions depuis plusieurs semaines la pluie afin que nous puissions nous rendre compte du phénomène « en temps réél » de rejets d’eaux usées en Loire. Ce dimanche 24 avril 2011, nous n’avons pas manqué de nous rendre sur les lieux après une forte pluie :

Le quai de la Madeleine constamment inondé lors de fortes pluies
Le quai de la Madeleine constamment inondé lors de fortes pluies

 

Que le lecteurs ne soient pas surpris, il ne s’agit pas d’un phénomène exceptionnel, les habitants du quartier de la Madeleine pourront vous le confirmer. Depuis la construction de la piste cyclable, la voierie est complètement inondée dès que les pluies sont soutenues. Il y a sans doute des travaux à effectuer avant que des accidents graves se produisent…
Après les pluies, les services techniques sont intervenues au niveau de la chambre à sable située en face de la rue du Commandant de Poli :

intervention des services techniques
intervention des services techniques

 

On aperçoit le personnel intervenir sur le tableau électrique à l’entrée du local technique. Nous avons pris une photo de l’évacuation à proximité :

Le déversoir a un débit impressionnant
Le déversoir a un débit impressionnant

 

Les déchets commencent à s’accumuler :

Déchets à proximité de la zone de rejet en Loire
Déchets à proximité de la zone de rejet en Loire

 

Une quantité phénoménale de lingettes, serviettes higièniques sont déversées en Loire :

Lingettes et serviettes higièniques
Lingettes et serviettes higièniques

 

Vous ne rêvez pas, des médicaments !!

Vous ne rêvez pas, des médicaments !!

des lingettes et encore des lingettes ...
des lingettes et encore des lingettes …

 

toujours des lingettes etc. qui se dépose sur la rive

toujours des lingettes etc. qui se dépose sur la rive

toujours des lingettes, quelle honte !!
toujours des lingettes, quelle honte !!

 

des serviettes hygièniques...

des serviettes hygièniques…

Voici les précédents articles écrits sur le sujet :

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La Dame-d’onze-heures ( Ornithogalum umbellatum )

L’ornithogale en ombelle ou encore Dame-d’onze-heures (Ornithogalum umbellatum) fait partie de la famille des Hyacynthacées. La période de floraison s’étale d’avril à juillet.

La Dame-d'onze-heures (Ornithogalum umbellatum)

La Dame-d’onze-heures (Ornithogalum umbellatum)

Cette espèce est présente dans une grande partie de la France. Elle est sensiblement plus rare à l’Ouest et en région méditerranéenne. On la retrouve dans les bois des plaines alluviales, mais aussi en lisière des forêts de chênes. Il est aussi courant de la rencontrer aux abords des villages sur les pelouses ou les prairies. Le sol doit être relativement frais : elle est absente des sols secs ou très humides.

La hauteur de la plante varie de 10 à 30 cm. Les feuilles sont de couleur bien vert avec une ligne médiane blanche dans le sens de la longueur. Les fleurs sont généralement regroupées. Les tépales sont blancs et verts foncés au dos.

Il s’agit d’une plante toxique. Elle tire son nom de Dame d’onze heures du fait que ses fleurs s’ouvrent en plein soleil vers 11 heures pour se refermer progressivement en fin de journée. Son nom veut dire « Lait d’oiseau » : du grec ornithos, oiseau, du grec gala, le lait.

La Dame-d'onze-heures (Ornithogalum umbellatum)

La Dame-d’onze-heures (Ornithogalum umbellatum)

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Cardamine pratensis (La cardamine des prés)

La cardamine des prés ou encore cresson des prés (Cardamine pratensis) fait partie de la famille des Brassicacées. Sa période de floraison s’étale d’avril à juin.
Cette espèce est bien représentée sur une grande partie du territoire français. On la retrouve dans les zones boisées autour des cours d’eau mais aussi dans les prairies. Elle aime les zones humides.
La plante mesure de 20 à 40 cm de hauteur. Les feuilles à la base sont en rosette. Les feuilles sur la tige sont lancéolées à linéaires. Sa fleur est constituée de 4 pétales roses parfois blanches. On peut distinguer 4 sépales. Les fleurs se retrouvent groupées en petites grappes.
Les feuilles peuvent se manger en salade. Son goût se rapproche de celui du cresson.

La cardamine des prés (Cardamine pratensis)

La cardamine des prés (Cardamine pratensis)

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Arum italicum ( Gouet d’Italie )

Le Gouet d’Italie (Arum italicum), aussi appelé Pied-de-Veau fait partie de la famille des Aracées. Sa période de floraison s’étale d’avril à mai. Cette espèce se retrouve surtout à l’Ouest du territoire français. On peut la trouver dans les forêts alluviales, dans les milieux calcaires. C’est une espèce qui se développe dans les zones d’ombre ou semi-ombre. Elle est absente des milieux secs ou acides.
La plante mesure de 15 à 30 cm de hauteur. Ses feuilles sont de forme triangulaire, veinées de blanc. Le spadice est blanc jaunâtre. Les insectes sont attirés par l’odeur du spadice et se trouvent entraînés vers les fleurs. Les fleurs stériles empêchent les insectes de s’échapper. Les fleurs mâles sont jaunes. Les insectes assurent la pollinisation grâce à leur agitation dans la spathe, ces derniers ayant visité un autre arum la nuit précédente. Les baies sont rouges.
Le suc est extrêmement irritant en cas de contact avec les yeux. Soyez vigilant avec vos enfants, l’ingestion peut provoquer un gonflement suffisant dans la gorge pour étouffer.

Le Gouet d'Italie (Arum italicum)

Le Gouet d’Italie (Arum italicum)

 

Le Gouet d'Italie (Arum italicum)

 

 

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