Potentilla valderia L. ( Potentille de Valdieri )

La potentille de Valdieri (Potentilla valderia L.) fait partie de la famille des Rosacées (Rosaceae). Sa période de floraison s’étale de Juillet à Août.
Potentilla valderia L.Répartition :
Elle est endémique des Alpes-Maritimes. On la retrouve également le long de la frontière italienne. Elle est essentiellement localisée sur les massifs siliceux du Mercantour : du col de Tende à haute vallée de la Tinée (¹).

Ecologie :
On la retrouve sur les pelouses rocailleuses bien exposées à partir de 1500m, ou dans les anfractuosités de la roche (Phytosociologie : Festucion variae, Communautés thermophiles des Alpes, Saxifragion pedemontanae, Communautés subalpines des Alpes-maritimes sur sol siliceux).

Protection :
Elle fait partie de la liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine – 1 (2012). Son statut est en préoccupation mineure (²).
Potentilla valderia L.Description :
La plante mesure entre 20 et 40 cm de hauteur. Les feuilles sont recouvertes d’une pilosité blanchâtre sur le dessous. La feuille est constituée de 5 à 7 folioles oblongues et dentées. Les fleurs sont regroupées en corymbe. Elles sont de couleur blanche.
Potentilla valderia L.Taxonomie :
Potentilla valderia L.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Dasiphora valderia (L.) Raf.
– Fragaria valderia (L.) Crantz
– Trichothalamus valderia (L.) Spreng.

(¹) Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Virgile Noble et Katia Diadema – 2011
(²) Liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine – 2012

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Et pourtant, ils fêterons la Loire en 2013 !

Comme nous l’indiquions il y a quelques jours, c’est la période de l’année où des quantités importantes d’eaux usées sont déversées en Loire sans le moindre traitement. Une partie des canalisations devant acheminer les eaux usées à la station d’épuration se trouvent sous le niveau de la Loire. De ce fait, les infiltrations de la nappe superficielle ou des eaux de la Loire dans le réseau d’assainissement se trouvent facilitées. C’est le moment de l’année, outre les périodes d’orages, où nous pouvons voir les stations de relevage des eaux déborder !

En voici une illustration sur la station de relevage située en limite de Saint-Jean-de-la-Ruelle :
Station de relevage des eaux usées à la Chapelle-Saint-Mesmin
Sur cette photo, on voit parfaitement des lingettes témoignant du rejet d’eaux usées. La végétation a été couchée par la puissance des eaux usées :
Station de relevage des eaux usées à la Chapelle-Saint-Mesmin
On le voit encore mieux sur cette vue :
Station de relevage des eaux usées à la Chapelle-Saint-Mesmin
La sol a disparu, laissant apparaître le remblai de grosses pierres autour de la station de relevage des eaux usées. C’est dire la puissance du rejet de ces eaux usées !!

Les lingettes sont encore mieux visibles ici :
Station de relevage des eaux usées à la Chapelle-Saint-Mesmin
Les berges accumulent par endroit ces rejets. C’est plutôt impressionnant, non ?
Eaux usées rejetées en Loire
Le réseau d’eaux usées se trouve bien en dessous du niveau de la Loire à certain endroit. En voici la preuve :
SConduite d'eaux usées sous le niveau de la Loire
Cette bouche d’égout a été réparée de nombreuses fois, après avoir déversé des eaux usées en Loire. Dernièrement, le service d’assainissement a trouvé la parade en faisant un gros coffrage de béton afin de résister à la pression de l’eau.
Voici une photo qui vous fera froid dans le dos quand vous saurez que des eaux usées passent à la verticale de cette bouche !!
Conduite d'eaux usées sous le niveau de la Loire
C’est encore mieux visible sur cette vue plus générale:

Conduite d'eaux usées sous le niveau de la Loire

Mais cette vision d’horreur ne s’arrête pas là : puisque le bassin d’orage de la Chilesse qui a coûté plusieurs millions d’euros laisse s’échapper des eaux non traitées dans la Loire!!
Eaux usées s'échappant de la Chilesse
Observez bien la qualité de l’eau s’échappant en direction de la Loire :
Eaux usées s'échappant de la Chilesse
Encore mieux visible ici :
Eaux usées s'échappant de la Chilesse
Eaux usées s'échappant de la Chilesse Eaux usées s'échappant de la Chilesse Eaux usées s'échappant de la Chilesse
Quelle vision d’horreur pour une agglomération voulant incarner la modernité! Et quand on pense qu’entre un ou deux millions d’euros seront dépensées par la ville d’Orléans et l’Agglo pour le Festival de Loire en 2013! Quelle honte!

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Nigella arvensis L. ( Nigelle des champs )

La Nigelle des champs (Nigella arvensis L.) fait partie de la famille des Renonculacées (Ranunculaceae). Sa période de floraison s’étale de Juin à Août.
La Nigelle des champs (Nigella arvensis L.)Répartition / Ecologie :
On peut la rencontrer essentiellement dans les régions de plaines calcaires. Elle était autrefois bien représentée en France. On la retrouve dans les moissons où elle se fait de plus en plus rare du fait de l’agriculture intensive. On la rencontre dans le Loiret (¹), dans l’Essonne (²), dans la Seine-et-Marne (une seule station), les Yvelines (une seule station) (³), en Indre-et-Loire, en Haute-Marne (4), en Bourgogne (5), dans les Alpes-de-Haute-Provence (6), dans l’Ain, en Haute-Normandie (7). Elle a disparu de l’Eure-et-Loire, de l’Allier, de la Basse-Normandie. Elle ne s’est jamais maintenue dans le Massif Armoricain .

Protection :
Cette espèce est protégée au niveau national. Elle bénéficie également d’une protection régionale en Alsace.

Description :
La plante mesure entre 10 et 30 cm. Elle est glabre et ramifiée. Les feuilles sont très découpées. Elles sont deux à trois fois divisés. La fleur peut faire jusqu’à 3cm mais est plus petite que Nigella gallica. Elle est solitaire et de couleur bleu pâle à blanc. Contrairement à Nigella Damascena, elle ne possède pas d’involucre. Elle se distingue de Nigella gallica par des carpelles possédant trois nervures sur toute la longueur. La Nigelle de France n’en possède qu’une.
La Nigelle des champs (Nigella arvensis L.)Usage / Autres particularités :
Au 19ème siècle, elle était beaucoup plus répandue en France du fait du mode de cultures non-intensives. D’ailleurs, ses graines étaient difficilement dissociables des grains de blés. Les paysans ne l’appréciaient guère du fait de la toxicité de ses graines.

Taxonomie :
Nigella arvensis L. subsp. arvensis a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Nigella agrestis C.Presl
– Nigella arvensis subsp. divaricata (DC.) Arcang.
– Nigella divaricata Gaudich. ex DC.
– Nigella foeniculacea DC.
– Nigella latifolia Mill.
– Nigella tuberculata Griseb.

(¹) Atlas de la flore sauvage du Loiret – Pujol, Cordier, Moret – 2008
(²) Atlas de la flore sauvage de l’Essonne – Arnal, Guittet  – 2005
(³) Flore d’île de France – Philippe Jauzein,Olivier Nawrot – 2011
(4) Conservatoire Botanique du bassin parisien – http://cbnbp.mnhn.fr – 2013
(5) Atlas de la flore sauvage de Bourgogne – Olivier Bardet, Eric Fedoroff, Gaël Causse et Jacques Moret – 2008
(6) Silène – http://flore.silene.eu – 2013
(7) Inventaire de la flore sauvage de la Haute-Normandie – http://digitale.cbnbl.org/digitale-rft/site/Atlas/Atlas_HN/Accueil_Atlas_HN.html – 2013

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Nigella gallica Jord. ( Nigelle de France )

La Nigelle de France (Nigella gallica Jord.), ou Nigelle d’Espagne fait partie de la famille des Renonculacées (Ranunculaceae). Sa période de floraison s’étale de Juillet à Août.
SONY DSCRépartition :
On peut la rencontrer essentiellement dans le sud-ouest et le midi de la France. Elle est présente en Espagne et Algérie.  On la rencontre dans l’Ariège, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, le Tarn, le Tarn-et-Garonne(¹), également dans les Bouches-du-Rhône, le Var, l’Aude(²), signalée aussi à Orange dans le Vaucluse(³). Luc Garraud signale une station dans la Drôme(4). En Poitou-Charentes, elle n’a pas été revue depuis 2008 dans le département de la Charente(5).

Ecologie :
On la retrouve dans les moissons où elle se fait de plus en plus rare du fait de l’agriculture intensive. Elle affectionne les terrains calcaires pauvres mais bien exposés.

Protection :
Cette espèce est protégée au niveau national.

Description :
La plante mesure entre 20 et 40 cm. Elle est glabre. La tige est cannelée. Elle possède des rameaux courts. Les feuilles sont très découpées. Elles sont deux fois divisés. La fleur est de grande dimension (peut dépasser les 4 cm!). Elle est solitaire et de couleur bleu clair. Contrairement à Nigella Damascena, elle ne possède pas d’involucre. Elle se distingue de Nigella arvensis par des carpelles ne possédant qu’une nervure sur toute la longueur (Attention erreur dans la Flore de Coste! Lire la Flore des champs cultivés de Jauzein). La Nigelle des champs en possède trois.
Nigella gallica Jord.Usages / Autres particularités :
Au 19ème siècle, elle était beaucoup plus répandue en France du fait du mode de cultures non-intensives. D’ailleurs, ses graines étaient difficilement dissociables des grains de blés. Les paysans ne l’appréciaient guère du fait de la toxicité de ses graines.

Taxonomie :
Nigella gallica Jord.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Nigella hispanica L.

(¹) Guide des plantes protégées de Midi-Pyrénées – Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées – 2010
(²) Silène – http://flore.silene.eu –  – 2012
(³) La flore du département du Vaucluse – Bernard Girerd – 1991
(4) Flore de la Drôme – Luc Garraud – 2003
(5) Poitou-Charentes Nature – http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/Nigelle-de-France.html – 2012

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Orléans : retour au Moyen-Age

Notre précédent article sur la pollution en Loire par les eaux usées de l’agglomération orléanaise a fait écho puisque la vénérable association SOS Loire Vivante en fait mention dans son bulletin annuel.

Je vous invite vivement à consulter le bulletin de cette association très active. D’ailleurs, C’est l’une des seules associations a m’avoir répondu concernant cette pollution, les plus grandes sont restées sourdes et muettes tout comme la plupart des politiciens de l’Agglomération et de la Région Centre. Le bulletin N°59 se trouve ici : http://www.rivernet.org/loire/bulletinslv/sosbull59_bd.pdf

La Loire est actuellement en crue : c’est la période la plus délicate puisque les conduites d’acheminement des eaux usées vers la station d’épuration de la Chapelle-Saint-Mesmin se trouve sous le niveau d’eaux de la Loire! Une énorme erreur de conception qui favorise les infiltrations dans le réseau d’assainissement et qui provoque une évacuation des eaux usées directement en Loire avant même que ces eaux puissent parvenir à la station.

Bulletin 59 SOS Loire Vivante

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