Serapias olbia Verg. ( Sérapias d’Hyères )

Le Sérapias d’Hyères (Serapias olbia Verg.) fait partie de la famille des Orchidées (Orchidaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à mai. Son autre nom commun est le Sérapias de Provence.

Serapias olbia Verg.

Serapias olbia Verg.

Répartition française :
Il s’agit d’une espèce endémique française qui se retrouve dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (au Terme blanc à Biot), le Var (Ile de Porquerolles, Hyères, Le Cannet, Le Muy, Roquebrune sur Argens) , le Gard (Etang de Figuérasse au Grau-du-Roi) ainsi que la Corse.

Ecologie :
On peut retrouver l’espèce dans les mares temporaires à isoètes (Phytosociologie : Isoetion durieui 34.0.1.0.1 Communautés amphibies et hygrophiles méditerranéennes des sols oligotrophes de niveau topographique bas à moyen). Helianthemion guttati 32.0.1.0.2 Végétations annuelles vernales acidiphiles des sables xériques.

Protection :
L’espèce est protégée dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Liste rouge de l’IUCN en 2013

Serapias olbia Verg.

Serapias olbia Verg.

Description :
La plante mesure de 10 à 30 cm de hauteur. Les feuilles sont lancéolées à linéaires. L’inflorescene est en épi. Il y a de 2 à 6 fleurs en moyenne. Le casque est quasi horizontal ou très légèrement dressé. Le label possède une pilosité dense. La callosité est entière, profondément sillonnée. Elle est de couleur pourpre. Les lobes latéraux du labelle sont peu visibles car ils sont dans le casque. L’épichine est relativement large et de couleur rouge brique à pourpre foncé. Il est souvent rabattu vers l’arrière.

Serapias olbia Verg.

Serapias olbia Verg.

Taxonomie :
Serapias olbia Verg. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Serapias cordigera subsp. olbia (Verg.) H.Sünd.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961 (Sous Serapias vomeracea var olbia)
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg 2ème édition – Collectif – Editions Biotope 2005
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve ( Serratule à feuilles de chanvre d’eau )

La Serratule à feuilles de chanvre d’eau (Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve) fait partie de la famille des Astéracées (Asteraceae). Sa période de floraison s’étale de juin à août. Son autre nom commun est la Serratule à feuille de Lycope.

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : les Hautes-Alpes (Chabestan, Montmaur, Ventavon), les Alpes-de-Haute-Provence (Peyroules), le Var (Trigance, Plan de Finiels à la Bastide, Comps-sur-Artuby) et les Alpes-Maritimes (Caussols, Bezaudin-les-Alpes, Andon).

Ecologie :
L’espèce évolue dans des milieux variés secs ou humides, essentiellement de prairies de fauche. Phytosociologie :
Arrhenaterion elatioris 6.0.1.0.1 Végétation prairiale mésophile ou mésohygrophile, mesotrophe à eutrophe collinéennes à submontagnardes.
Molinion caerulae 42.0.1.0.3 Prairies hygrophiles à mésohygrophiles sur sol paratourbeux basique, oligotrophe.
Filipendulo ulmariae-Petasition 28.0.3.0.2 Communautés montagnardes mésotrophes des dépressions sujettes à inondation phréatique, sur sol riche en matière organique.
Mesobromion erecti 26.0.2.0.3
Les prairies sont souvent fauchées avant que l’espèce ne parvienne à fructifier.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 30 à 120 cm. Les feuilles basales sont longuement pétiolées. Elles sont de forme ovale et sont dentées. Elles se dessèchent à la floraison. Les feuilles caulinaires, bien présentes à la floraison, sont lyrées à pennatipartites. Ces feuilles sont pubescentes et possèdent des petites épines. La tige vers le haut est complètement nue : au somment se trouve un capitule unique. L’involucre est de forme globulaire et comporte de nombreuses bractées mucronées, vertes et luisantes qui se recouvrent les unes les autres. La couleur de la fleur est rose.
Elle peut se multiplier végétativement grâce aux stolons souterrains.

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve

Taxonomie :
Klasea lycopifolia (Vill.) Á.Löve & D.Löve a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Serratula lycopifolia (Vill.) A.Kern.
– Carduus lycopifolius Vill.
– Carduus nitidus Waldst. & Kit.
– Klasea heterophylla (Desf.) Cass.
– Serratula heterophylla Desf.
– Serratula nitida (Waldst. & Kit.) Besser
– Serratula heterophylla Desf. ex Bonnier & Layens

Bibliographie :
Liste rouge de l’IUCN
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Flore des Hautes-Alpes – Edouard Chas – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 1994
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Serapias parviflora Parl. ( Sérapias à petites fleurs )

Le Sérapias à petites fleurs (Serapias parviflora Parl.) fait partie de la famille des Orchidées (Orchidaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à début juillet.

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : Les Côtes-d’Armor (Lanmodez, Pléneuf-Val-André, Pleumeur-Bodou), Le Finistère (En extension depuis 10 ans sur la presqu’île de Crozon, Iles des Glénans, pointe du Cap Sizun), le Morbihan (Belle-île, ancienne sablière du Mât-Fenoux à Plouhinec), La Loire-Atlantique (Batz-sur-Mer, Réserve naturelle régionale de Préfailles), la Vendée (Ile d’Yeu), La Charente-Maritime (Ile d’Oléron), les Landes (découverte de Philippe Thomas à la Réserve Nationale d’Arjuzanx), les Pyrénées-Atlantiques (Hendaye), l’Aude (Bizanet près de Narbonne), Les Pyrénées-Orientales (au Prats de la Vila à Canet-en-Roussillon), L’hérault (Marseillan), Les Bouches-du-Rhône (Martigues, la Ciotat, Cassis), Le Var (Ile de Porquerolles, Roquebrune sur Argens, La Londe des Maures, Presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer, Saint-Raphaël (Carrière des grands Caous)), les Alpes-Maritimes (Massif de Biot). L’espèce est également présente en Corse.

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Ecologie :
On peut retrouver l’espèce dans les mares temporaires à isoètes comme c’est le cas au Canet-en-Roussillon (Phytosociologie : Isoetion durieui 34.0.1.0.1 Communautés amphibies et hygrophiles méditerranéennes des sols oligotrophes de niveau topographique bas à moyen). On la retrouve sur les pelouses méditerranéennes acidiphiles où elle peut être associée avec Serapias lingua. Sur la côte atlantique, elle colonise préférentiellement les pelouses des landes sèches du littoral, la dune fixée.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Description :
La plante mesure de 10 à 35 cm de hauteur. Les feuilles sont lancéolées à linéaires. Elles sont embrassantes. Les bractées dépassent à peine le sommet du casque. L’inflorescence sous forme d’épi dense constitué de 3 à 10 fleurs très petites. A la base du labelle, on y distingue deux callosités parallèles. Les lobes du labelle sont cachés sous le casque. L’épichile (=partie externe du labelle) est petit et surtout court. Il est aigu et souvent rabattu en arrière. La pilosité du labelle est éparse. Il existe des risques de confusion avec Serapias lingua qui se différencie par de plus grandes fleurs et une callosité entière très visible.

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Serapias parviflora Parl. à Porquerolles en 2013

Taxonomie :
Serapias parviflora Parl. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Serapias columnae (Aunier ex Rchb.f.) Lojac.
– Serapias elongata Tod.
– Serapias lingua subsp. duriaei (Rchb..) Maire
– Serapias lingua subsp. occultata (J.Gay ex Cavalier) Bonnier & Layens
– Serapias occultata J.Gay ex Cavalier
– Serapias parviflora subsp. columnae (Aunier ex Rchb.f.) Soó
– Serapias parviflora subsp. occultata (J.Gay ex Cavalier) Maire & Weiller
– Serapiastrum parviflorum (Parl.) A.A.Eaton
– Serapias occultata J.Gay

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– La flore des Côtes-d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Bulletin Société Linnéenne de Bordeaux Tome 142 n° 35 pages 183-201 – 2007
– Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg 2ème édition – Collectif – Editions Biotope 2005
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Serapias neglecta De Not. ( Sérapias négligé )

Le sérapias négligé (Serapias neglecta De Not.) fait partie de la famille des Orchidées (Orchidaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à mai. Son autre nom commun est Sérapias méconnu. Ce nom lui vient du fait que cette espèce est restée très longtemps ignorée des botanistes.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Ecologie :
L’espèce affectionne les sols plutôt acides que basiques. On la retrouve dans les pelouses rases à Isoètes (Isoetes durei par exemple) temporairement humide l’hiver ou encore dans les bois clairs. Phytosociologie : Isoetion durieui 34.0.1.0.1 Communautés amphibies et hygrophiles méditerranéennes des sols oligotrophes de niveau topographique bas à moyen.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Répartition française :
Elle est beaucoup plus fréquente dans le Var (Plaine des Maures, Colle du Rouet, Esterel) que dans les Alpes-Maritimes (Essentiellement dans l’Esterel, à l’Ile Sainte-Marguerite). On la retrouve également en Corse, comme en Sardaigne et même en Sicile.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Description :
Sa hauteur varie de 10 à 30 cm. Les feuilles sont au nombre de 4 ou 8. Elles sont lancéolées. L’inflorescence est composée de 2 à 10 fleurs. La fleur est de couleur rose saumon. Le labelle est large (épichile ovale à cordiforme) et possède de nombreux poils au centre. La gorge contient 2 lamelles (=callosités) de couleur rouge pourpre presque parallèles (Ce qui n’est pas le cas pour Serapias cordigera). Les lobes latéraux de l’hypochile émergent très largement du casque.

Serapias neglecta De Not.

Serapias neglecta De Not.

Taxonomie :
Serapias neglecta De Not.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Isias triloba De Not.
– Serapias cordigera subsp. neglecta (De Not.) K.Richt.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg 2ème édition – Collectif – Editions Biotope 2005
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Chamaerops humilis L. ( Palmier nain )

Le Palmier nain (Chamaerops humilis L.) fait partie de la famille des Arecacées (Arecaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juin. Ses autres noms communs sont le Palmier Doum, le faux-palmier Doum ou encore Doum. Son nom vient du grec « chamai » qui veut dire « bas » et « rops » qui veut dire « buisson ».

Ecologie :
Cette espèce se distribue sur les côtes du bassin méditerranéen occidental. Il peut résister à des températures basses de l’ordre de -8 degrés, c’est pourquoi il pénètre jusqu’au nord du Haut-Atlas jusqu’à 2200 mètres. Il affectionne les zones calcaires thermophiles où on le voit accompagner l’olivier sauvage, le caroubier, le chêne vert ou encore le lentisque. En France, il serait actuellement en expansion alors qu’il avait quasiment disparu au début de 20ème siècle. Phytosociologie : Oleo sylvestris – Ceratonion siliquae 56.0.2.0.2 Communautés thermoméditerranéennes arborées claires ou arbustives, héliophiles.

Répartition française :
On le retrouve donc dans les Alpes-Maritimes (les hauteurs de Nice, Menton, l’île Sainte-Marguerite, Fort Carré d’Antibes), dans le Var (tout le littoral des Maures, Saint-Raphaël, Hyères, Toulon), les Bouches-du-Rhône (La Ciotat) mais aussi deux stations dans l’Aude. Il est complètement absent de la Corse.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Chamaerops humilis L. Ile Sainte-Marguerite 2013

Chamaerops humilis L. Ile Sainte-Marguerite 2013

Description :
Il s’agit d’une espèce dioïque. La hauteur de cet arbrisseau ne dépasse pas les 3 mètres. Il a souvent une allure buissonnante. Les feuilles forment des bouquets terminaux bien verts. Elles sont portées par un long pétiole de 20 à 40 cm comportant des épines. Le limbe est en forme d’éventail et comporte de nombreux segments lancéolés à linéaires. Les fleurs sont de petites tailles. Elles sont de couleur jaune ou verdâtre suivant les pieds. Les fruits sont bien charnus (non comestibles) et vont du jaune au brun rougeâtre. La dissémination des graines est assurée par les rats.

Usages / Autres particularités :
En Afrique du Nord, il a été utilisé comme antidiabétique et antispasmodique. C’est à partir de cette espèce que l’on a élaboré un cultivar que l’on peut trouver en jardinerie sous le même nom.

Bibliographie :
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Revue Espèces N°1 septembre 2011 – Le palmier nain pages 52 à 57 -Kirnos publications 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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