Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. ( Grande Statice )

La grande Statice (Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss.) fait partie de la famille des Plombaginacées (Plumbaginaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à septembre. Ses autres noms communs sont le limoniastrum monopétale, le statice arbustif.

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Répartition française :
L’espèce est présente dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (Saint-Jean-Cap-Ferrat, Antibes, Cannes, Ile Sainte-Marguerite), le Var (Hyères, Ile de Porquerolles) , l’Aude (la plage de Mouret à Leucate, près de l’étang de l’Ayrolle à Gruissan, l’étang de Bages-Sigean) et l’Hérault. Les populations des Alpes-Maritimes et du Var auraient été introduites.

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Ecologie :
Elle se retrouve sur les sables plutôt grossiers du littoral méditerranéen au dessus des prairies halophiles. Phytosociologie : Limoniastrion monopetali 63.0.2.0.2 Communautés des niveaux les plus élevés des sansouires méditerranéennes occidentales eu-halines et thermophiles, sur sol assez grossier.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Description :
La hauteur de cet arbrisseau varie de 50 à 150 cm. Son aspect est très rameux. Les feuilles sont grisâtres, de forme lancéolée. L’inflorescence en ramification d’épis de fleurs de couleur rose. La fleur est constituée de 5 pétales soudés à lobes arrondis parcourus en leur centre d’une nervure de couleur pourpre.

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Taxonomie :
Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Bubania monopetala (L.) Girard
– Limoniodes monopetalum (L.) Kuntze
– Statice monopetala L.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011

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Limonium cordatum (L.) Mill. ( Statice à feuilles cordées )

La Statice à feuilles cordées (Limonium cordatum (L.) Mill.) fait partie de la famille des Plombaginacées (Plumbaginaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à octobre. Son autre nom commun est la statice pubescente.

Limonium cordatum (L.) Mill. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limonium cordatum (L.) Mill. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Répartition française :
Cette espèce endémique franco-italienne est présente dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (une grande partie du littoral calcaire), le Var (à proximité de Saint Tropez), les Bouches-du-Rhône (Cassis).

Ecologie :
Elle se retrouve sur les falaises et rochers du littoral. Phytosociologie : Crithmo maritimi – Staticion 21.0.1.0.2 Communautés du littoral méditerranéen constituées de chasmophytes pionniers, aérohalins, des falaises maritimes.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Limonium cordatum (L.) Mill. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limonium cordatum (L.) Mill. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 10 à 40 cm. La souche ramifiée s’ancre assez profondément dans les rochers. L’ensemble de la plante est pubescente. Des feuilles spatulées couvertes de poils forment une rosette à la base. De la souche se dégage des rameaux où se développe l’inflorescence en panicule. La fleur est de couleur bleu à rose violacé

Limonium cordatum (L.) Mill. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Limonium cordatum (L.) Mill. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Taxonomie :
Limonium cordatum (L.) Mill. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Limonium pubescens (DC.) Kuntze ex P.Fourn.
– Statice cordata L.
– Statice pubescens DC.
– Taxanthema cordata (L.) Sweet

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Carthamus caeruleus L. ( cardoncelle bleue )

La cardoncelle bleue (Carthamus caeruleus L.) fait partie de la famille des Astéracées (Asteraceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juillet.

Carthamus caeruleus L.

Carthamus caeruleus L.

Répartition française :
L’espèce est présente dans les départements suivants : Les Alpes-Maritimes (Falicon), Le Var (La Garde), l’Aude (Port-la-Nouvelle), l’Hérault (Roquessels) et en Corse.

Ecologie :
Terrains incultes très secs et chauds (Friches, Talus de chemins).

Protection :
L’espèce bénéficie d’une protection régionale en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Elle se trouve dans le Livre Rouge des espèces menacées en France avec la mention vulnérable publié en 2012.

Carthamus caeruleus L.

Carthamus caeruleus L.

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 30 à 150 cm. La tige est dressée et velue. Les feuilles sont coriaces et luisantes. Les supérieures sont fortement dentées et piquantes. L’inflorescence se présente sous forme d’un capitule dont les fleurs sont bleues. Les bractées de l’involucre son aranéeuses et très piquantes. Les externes ont tendance à s’étaler.

Carthamus caeruleus L.

Carthamus caeruleus L.

Taxonomie :
Carthamus caeruleus L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Carthamus multifidus Desf.
– Carthamus tingitanus L.
– Kentrophyllum caeruleum (L.) Godr.
– Kentrophyllum tingitanum Ces., Pass. & Gibelli
– Lamottea caerulea Pomel
– Onobroma caeruleum (L.) Gaertn.
– Onobroma multifidum Spreng.
– Carduncellus caeruleus (L.) Less.
– Carthamodes caeruleus (L.) Kuntze

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch ( Orchis de Spitzel )

L’orchis de Spitzel (Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch) fait partie de la famille des Orchidées (Orchidaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à juillet. Son autre nom commun est l’orchis à corne courte. Son nom lui a été donné en hommage au botaniste allemand Anton Von Spitzel (1807-1853).

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Répartition française :
L’espèce est présente dans les départements suivants : les Pyrénées-Orientales (Haute vallée de Nohèdes), le Var (Chateauvieux, La Martre), les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence (Authon, Saint-André-les-Alpes, Aiglun), les Hautes-Alpes (Eygliers, Guillestre, Montmaur), dans la Drôme (Massif de la Grésière), l’Isère (Gresse-en-Vercors), le Jura (Le Frasnois).

Ecologie :
On retrouve l’espèce dans les pineraies mésophile de pin sylvestre (Phytosociologie : Cephalanthero rubrae – Pinion sylvestris 24.0.2.0.1) ou encore Erico carneae – Pinion sylvestris 24.0.4.0.1 Communautés dominés par le pin sylvestre, le pin à crochets, sur substrat calcaire à neutre, le plus souvent mésophiles, du Jura, Préalpes externes, Alpes intermédiaires et internes. On peut aussi retrouver l’espèce en lisière forestière. C’est une espèce essentiellement calcicole.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national.

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Description :
Sa hauteur varie de 15 à 60 cm. Les feuilles sont ovales lancéolées. L’inflorescence se présente en un épi long cylindrique comportant de 10 à 25 fleurs. La fleur possède des sépales verts tâchés de points de couleur pourpre très caractéristiques. Le labelle de couleur rose est trilobée. Il est plutôt large et est ponctué de points de couleur violet.

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch dans un bois du Frasnois en 2011

Taxonomie :
Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Orchis brevicornis Marsilly
– Orchis patens subsp. orientalis (Rchb.f.) K.Richt.
– Orchis spitzelii Saut. ex W.D.J.Koch subsp. spitzelii
– Orchis viridifusca Albov

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Catalogue des plantes vasculaires de la chaîne jurassienne – Jean-François Prost – Société Linnéenne de Lyon 2000
– Atlas de la flore des Hautes-Alpes – Edouard Chas – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 1994
– Flore forestière française Région méditerranéenne – Collectif – Institut pour le développement forestier 2008
– Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg 2ème édition – Collectif – Editions Biotope 2005
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Pancratium maritimum L. ( Lis de mer )

Le lis de mer (Pancratium maritimum L.) fait partie de la famille des Amaryllidacées (Amaryllidaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à septembre. Ses autres noms communs sont le Lis Mathiole, le lis maritime, le lis des sables, le narcisse de mer, le pancrace maritime.

Pancratium maritimum L. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Pancratium maritimum L. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (Près de l’étang du Batéguier et à la pointe de la Convention dans l’Ile Saint-Marguerite), le Var (Hyères, Bormes-les-Mimosas), les Bouches-du-Rhône (Marseille, Sainte-Marie-de-la-Mer, Arles), le Gard (Dunes de l’Espiguette au Grau-du-Roi), l’Aude (Narbonne, Gruissan et Port-la-Nouvelle à proximité), L’Hérault (Vendres, Marseillan, Mauguio), les Pyrénées-Orientales (Argelès-sur-Mer), les Pyrénées-Atlantiques (Anglet), les Landes (dunes de Tarnos et Ondres), la Vendée (Ile d’Yeu, la Barre-de-Monts, Notre-Dame-des-Monts) la Loire-Atlantique (possible réintroduction à Saint-Brévin-les-Pins), le Morbihan (Iles de Houat et de Hoëdic) . L’espèce est également présente en Corse.

Pancratium maritimum L. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Pancratium maritimum L. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Ecologie :
En Méditerranée, on le retrouve plutôt sur la dune mobile alors que sur la façade atlantique, il est plus en retrait vers l’arrière-dune parfois presque juste au niveau de la dune fixée. Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.

Protection :
L’espèce est protégée dans les régions suivantes : Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Pancratium maritimum L. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Pancratium maritimum L. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Description :
Cette plante vivace mesure de 30 à 60 cm de hauteur. Le bulbe se trouve à une très grande profondeur. Toutes les feuilles sont basales. Elles sont lancéolées à linéaires et de couleur vert glauque. Celles-ci sont étalées et desséchées au moment de la floraison. La hampe florale se termine par une spathe membraneuse de couleur crème et plusieurs fleurs blanches souvent disposées par 2. La corolle a la forme d’une trompette (=coronule) ayant à son extrémité une douzaine de dents blanches. On observe 6 étamines à anthère jaune. 6 tépales blancs entourent la coronule. A maturité, une grosse capsule libère des graines noires.
L’espèce se reproduit également par multiplication de bulbes.

Pancratium maritimum L. à l'Ile Sainte-Marguerite en 2013

Pancratium maritimum L. à l’Ile Sainte-Marguerite en 2013

Usage / autres particularités
Pan était le dieu grec de la totalité. En grec, « Cratys » évoque la puissance. Ce qui a donné Pancratium, sans doute en raison de sa résistance aux fortes chaleurs de l’été ou peut-être en raison de propriétés médicinales supposées. Le bulbe était utilisé comme vomitif ou purgatif. On utilisait autrefois les graines comme condiment. Toutefois, toute la plante contient des alcaloïdes et des glucosides, ce qui lui donne une extrême toxicité. On rapporte qu’en Afrique du nord, on utilisait la plante comme fongicide. Elle est menacée par la cueillette ou l’arrachage due à la méconnaissance des touristes.

Taxonomie :
Pancratium maritimum L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Pancratium angustifolium M.Roem.
– Pancratium carolinianum L.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Mémento de la flore protégée des Alpes-Maritimes – Collectif – Editions du Cabri 2010
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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