Delphinium staphisagria L. ( Dauphinelle staphysaigre )

La Dauphinelle Staphisaigre (Delphinium staphisagria L.) fait partie de la famille des Renonculacées (Ranunculaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à juin. Ses autres noms communs sont l’Herbe aux goutteux, l’Herbe aux poux. « Delphinium » vient du latin « delphis » qui veut dire « dauphin » qui fait allusion à l’éperon du sépale supérieur.

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Répartition française :
Elle est présente dans les départements suivants : la Corse-du-Sud, le Var (Flassans-sur-Issole), le Gard (Nîmes), l’Hérault (Le Cres). Elle était abondante autrefois près de Montpellier mais ses stations ont été détruites à cause de ses propriétés médicinales.

Ecologie :
Elle se retrouve dans les endroits rocheux ou les éboulis dans des terrains plutôt secs. On peut la trouver également au bord des chemins.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau national. Elle fait partie de la liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine publiée en 2012.

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Description :
La hauteur de cette plante annuelle varie de 50 à 150 cm. La tige est dressée. Elle est recouverte de poils blancs. Les feuilles sont palmatifides à palmatilobés, composées de 5 à 7 segments. Elles sont alternes. L’inflorescence se présente sous forme d’un épi long composé de fleurs de couleur mauve ou lilas. Comme tous les renonculacées, les étamines sont nombreuses. Le sépale supérieur se prolonge en un éperon droit assez court. Le pédicelle est velu aussi. Les fruits sont constitués de follicules velus regroupés par 3. Les graines sont grosses et peu nombreuses.

Usage / Autres particularités :
Autrefois, du fait de sa toxicité, on utilisait les graines pour préparer des remèdes contre la gale et les poux.

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Delphinium staphisagria L. à Flassans-sur-Issole en 2013

Taxonomie :
– Delphidium staphysagria (L.) Raf.
– Staphysagria macrosperma Spach

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Delphinium montanum DC. ( Dauphinelle des montagnes )

La dauphinelle des montagnes (Delphinium montanum DC.) fait partie de la famille des Renonculacées (Ranunculaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à août. « Delphinium » vient du latin « delphis » qui veut dire « dauphin » qui fait allusion à l’éperon du sépale supérieur.

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l'Eyne en 2011

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l’Eyne en 2011

Répartition française :
Cette espèce est présente uniquement dans les Pyrénées-Orientales (autour de la la vallée de l’Eyne).

Ecologie :
Il s’agit d’une espèce de l’étage subalpin (de 1500 jusqu’à 2000 mètres). Elle est présente sur dans les prairies rocailleuses et dans des landes à rhododendrons.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière mais fait partie de la liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine publiée en 2012.

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l'Eyne en 2011

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l’Eyne en 2011

Description :
Sa hauteur varie de 50 à 150 cm. Elle présente une pilosité assez importante. Les feuilles sont palmatiséquées. Elles sont profondément découpées. Les feuilles de la base sont plus grandes que les supérieures et sont rattachées à la tige par un plus long pétiole. L’inflorescence se présente sous forme d’une longue grappe de fleurs de couleur bleu clair. Les sépales sont velus. Les fruits sont constitués de follicules velues regroupés par 3 ou 5. On la différencie de Delphinium dubium car elle a un port un peu plus ramassée, ses fleurs sont de couleur bleu clair (bleu foncé dans le cas de D. dubium), et a des fruits velus. La longueur moyenne des pétioles est plus longue que pour Delphinium dubium .

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l'Eyne en 2011

Delphinium montanum DC. dans la vallée de l’Eyne en 2011

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961

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Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. ( Dauphinelle vivace )

La dauphinelle vivace (Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl.) fait partie de la famille des Renonculacées (Ranunculaceae). Sa période de floraison s’étale de juin à août. Ses autres noms communs sont la dauphinelle élevée, le pied-d’alouette vivace, le pied de mouche-abeille. « Delphinium » vient du latin « delphis » qui veut dire « dauphin » qui fait allusion à l’éperon du sépale supérieur.

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Uvernet-Fours en 2011

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Uvernet-Fours en 2011

Répartition française :
Cette espèce endémique alpine est présente dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (Haute Roya, Massif de l’Authion, Vallon du Boréon, Vallon de Gialorgues, vallon de Sestrières, dans le Haut Var au dessus d’Estenc), les Alpes-de-Haute-Provence (à proximité du col de la petite Cayole sur la commune d’Uvernet-Fours), les Hautes-Alpes (dans le Queyras), en Savoie, en Drôme (en Royans mais à rechercher d’après Luc Garraud).

Ecologie :
Il s’agit d’une espèce subalpine à alpine (1800 à 2700 mètres). Elle est présente sur différent type d’habitats. On la retrouve dans les zones d’éboulis stables (Phytosociologie : Adenostylion alliariae 44.0.2.0.1 Végétations de hautes herbes de montagnes méso-hygrophiles, plutôt sciaphiles), le long des ruisseaux ou sources, ou encore dans les sous-bois de mélèzes ou de sapins clairs ou encore dans des landes à rhododendrons.

Protection :
L’espèce est protégée en région Rhône-Alpes et dans le département de la Drôme.

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Uvernet-Fours en 2011

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Uvernet-Fours en 2011

Description :
Sa hauteur varie de 50 à 150 cm. La tige est dressée. Elle présente une pilosité assez importante. Les feuilles sont palmatiséquées. Elles sont profondément découpées. Les feuilles de la base sont plus grandes que les supérieures et sont rattachées à la tige par un plus long pétiole. L’inflorescence se présente sous forme d’une longue grappe de fleurs de couleur bleu foncé. Les sépales sont velus. Les fruits sont constitués de follicules glabres regroupés par 3 ou 5.

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Saint-Etienne de Tinée en 2012

Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. à Saint-Etienne de Tinée en 2012

Taxonomie :
Delphinium dubium (Rouy & Foucaud) Pawl. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Delphinium elatum var. dubium Rouy & Foucaud

Bibliographie :
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Atlas de la flore des Hautes-Alpes – Edouard Chas – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 1994
– Flore de la Drôme – Luc Garraud – Conservatoire botanique national alpin de Gap-Charance 2003
– Flore forestière française Montagnes – Collectif – Institut pour le développement forestier 1993

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Iberis umbellata L. ( Ibéris en ombelle )

L’ibéris en ombelle (Iberis umbellata L.) fait partie de la famille des Brassicacées (Brassicaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à octobre. Ses autres noms communs sont le tabouret en ombelle, le thlaspi des jardiniers.

Iberis umbellata L. dans les Alpes-Maritimes en 2012

Iberis umbellata L. dans les Alpes-Maritimes en 2012

Répartition française :
Cette espèce est présente dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (dans la basse vallée de la Roya, dans la vallée inférieure du Var ), le Var (à proximité de Saint-Raphaël, Aiguines). L’espèce est notée dans les Côtes-d’Armor et le Pas-de-Calais mais ce sont très vraisemblablement des échappées de jardin.

Ecologie :
Elle affectionne les zones de température et d’humidité moyenne. C’est pourquoi, on la trouve dans les Alpes-Maritimes et dans le Var dans les vallons encaissés relativement frais par rapport au climat méditerranéen.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière. Elle fait toutefois partie de la liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine publiée en 2012.

Iberis umbellata L. dans les Alpes-Maritimes en 2012

Iberis umbellata L. dans les Alpes-Maritimes en 2012

Description :
La hauteur de cette plante annuelle varie de 20 à 60 cm. Les feuilles basales sont oblongues. Les feuilles supérieures sont de forme linéaire-lancéolée. L’inflorescence se présente en corymbe très denses. La couleur des fleurs varie du rose au violet. Les pédicelles sont épais à leur base. La silicule présente la caractéristique d’être ailée et acuminée. Elle possède une échancrure profonde.

Franck Le Driant du site Flore Alpes note des différences :
– Les fleurs ne sont pas bicolores
– La taille est plus importante (bien plus de 40 cm)
– L’aspect est moins ramifié que ceux des cultivars des jardineries
– Fleurs externes dysproportionnées

Voici un lien vers sa page où les taxons présentés en photo sont bien plus naturels : http://www.florealpes.com/fiche_iberisumbellata.php

Usage / Autres particularités :
On retrouve dans les jardins une variété ornementale. Dans différents départements, les botanistes la notent comme échappée des jardins.

Taxonomie :
Iberis umbellata L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Crucifera umbellata (L.) E.H.L.Krause
– Iberis amoena Jord.
– Iberis corymbosa Moench
– Iberis hortensis Jord.
– Iberis pulchra Salisb.
– Thlaspi umbellatum (L.) Crantz

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011
– Flore de la Flandre française – Collectif – Conservatoire botanique national de Bailleul 2008
– La flore des Côtes-d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. ( Tabouret en corymbe )

Le Tabouret en corymbe (Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey.) fait partie de la famille des Brassicacées (Brassicaceae). Sa période de floraison s’étale de juillet à août. Ses autres noms communs sont le tabouret de Leresche ou encore le tabouret du Mont-Cenis.

Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. au Mont Tenibre en 2013

Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. au Mont Tenibre en 2013

Répartition française :
L’espèce est présente dans les départements suivants : les Alpes-Maritimes (Saint-Etienne de Tinée, Isola, Valdeblore, Saint-Martin-de-Vésubie) et la Savoie.

Ecologie :
Elle se retrouve dans les zones d’éboulis fins en situation froide (de 2000 à 3000 mètres). Phytosociologie : Androsacion alpinae 71.0.6.0.3 Communautés silicicoles des éboulis plus ou moins mobiles, alpines à nivales. On la retrouve donc en compagnie d’espèces telles que Viola valderia, Senecio incanus (dans les stations plus faiblement mobiles). On peut également retrouver l’espèce dans les escarpements rocheux orientés au nord. Phytosociologie : Saxifragion pedemontae 8.0.4.2.2 Communautés silicicoles des parois et des murs, subalpines à alpines des Alpes-Maritimes.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière. Elle fait partie de la liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine publiée en 2012.

Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. au Mont Tenibre en 2013

Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. au Mont Tenibre en 2013

Description :
La hauteur de cette plante vivace varie de 5 à 15 cm. Les feuilles sont entières et plus ou moins lancéolés ce qui la distingue de Noccaea rotundifolia. Les fleurs à 4 pétales sont de couleur rose. L’inflorescence se présente en grappe terminale. Le fruit est un silicule oblong sensiblement différent de Noccaea rotundifolia qui est plus arrondi.

Taxonomie :
Noccaea corymbosa (J.Gay) F.K.Mey. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Hutchinsia corymbosa J.Gay
– Hutchinsia rotundifolia subsp. cenisia (Rouy & Foucaud) Bonnier
– Thlaspi corymbosum (J.Gay) Rchb.
– Thlaspi lerescheanum (Burnat) A.W.Hill
– Thlaspi rotundifolium subsp. cenisium Rouy & Foucaud
– Thlaspi rotundifolium subsp. cenisium proles corymbosum (J.Gay) Rouy & Foucaud
– Thlaspi rotundifolium subsp. cenisium proles lerescheanum (Burnat) Rouy & Foucaud
– Thlaspi rotundifolium subsp. corymbosum (J.Gay) Gremli
– Noccaea rotundifolia subsp. corymbosa (J.Gay) Jauzien

Bibliographie :
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– La Flore des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco – Collectif – Naturalia Editions 2011

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