Campanula alpestris All. ( Campanule des Alpes )

La Campanule des Alpes (Campanula alpestris All.) fait partie de la famille des Campanulacées (Campanulaceae). Sa période de floraison s’étale de Juin à Août. Elle a été appelée pendant longtemps Campanule d’Allioni en hommage au botaniste qui l’avait découverte.

Campanula alpestris All.

Campanula alpestris All.

Répartition :
Il s’agit d’une espèce endémique des Alpes occidentales du Sud et des Appenins. On la retrouve en Savoie, dans les Alpes-Maritimes, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, le Vaucluse, la Drôme et l’Isère. En Italie, plusieurs stations se situent sur le Monte Vettore.
Dans les départements des Alpes-Maritimes, elle est présente en haute vallée de la Tinée et en haute vallée du Var, ainsi que le dans le massif du Mont Mounier. Quelques stations se trouvent en haute vallée de la Roya. Dans le département de la Drôme, on la retrouve dans le Haut-Buëch, le Haut-Diois et le sud du Vercors. Dans le département du Vaucluse, elle fait partie des espèces du sommet du Mont Ventoux.

Ecologie :
La Campanule des Alpes est une orophyte (adapté au milieu montagnard). Cette espèce apprécie les zones d’éboulis calcaires subalpins et alpins, à composantes fines, entre 600 et 2700 mètres (Phytosociologie : 71.0.3.0.2 Thlaspion rotundifolii – Végétations des éboulis plus ou moins mobiles – Communautés subalpines à nivales des Alpes). Elle aime les milieux moyennement secs à relativement secs (mésophile à  mésoxérophile). Elle est calcicole et héliophile.

Campanula alpestris All.

Campanula alpestris All.

Description :
La plante mesure entre 2 et 10 cm de hauteur. La tige comporte une seule fleur. Les feuilles sont velues, en forme de spatule. Elles forment une rosette à la base. Les fleurs peuvent faire jusqu’à 4 cm de long. La couleur est Bleu-violacé. La corolle comporte 5 pétales soudés en forme de cloche. Les campanules alpestres peuvent se regrouper et former de véritables tapis.

Taxonomie :
Campanula alpestris All.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :

– Campanula allionii Vill.
– Campanula cenisia All.

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Teucrium lucidum L. ( Germandrée luisante )

La Germandrée luisante ( Teucrium lucidum L.) fait partie de la famille des Lamiacées (Lamiaceae). Sa période de floraison s’étale de Juillet à Septembre.

La Germandrée luisante (Teucrium lucidum L.)

La Germandrée luisante (Teucrium lucidum L.)

Répartition française :
Il s’agit d’une espèce endémique des Préalpes provençales des alpes du Sud-Ouest. On la trouve également en Italie. On la retrouve en France, dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Alpes de Haute-Provence. Le site internet de l’INPN la signale dans le Jura mais il s’agit sans doute d’une confusion car Jean-François Prost dans le Catalogue raisonnée des plantes vasculaires de la chaîne jurassienne ne la mentionne pas.

Ecologie :
Dans le département des Alpes-Maritimes, elle est relativement bien représentée à toutes les altitudes (de 200m à 2100m), mais elle est absente dans les zones de végétations d’influence très méditerranéenne ainsi que sur les hauts sommets.
Elle est présente dans de nombreux milieux. Elle s’accommode aussi bien des pelouses sèches bien ensoleillées en altitude que des hêtraies ombragées de basse altitude.
Bien qu’endémique, elle ne bénéficie d’aucune protection du fait de son abondance.

La Germandrée luisante (Teucrium lucidum L.)

La Germandrée luisante (Teucrium lucidum L.)

Description :
La plante mesure entre 20 à 60 cm de hauteur. La tige glabre est dressée et comporte de nombreuses feuilles également glabres. Elle est anguleuse et rougeâtre. Les feuilles sont très luisantes, d’où son nom. Le pétiole est plutôt long. Les feuilles sont toutes dentées. Plus on se rapproche de la base, plus elles ont une forme de cœur. Les fleurs sont de couleur rose-pourpre et comme toutes les germandrées ne comportent pas de lèvre supérieure.
Elle peut être confondue avec Teucrium chamaedrys L. (La Germandrée petit-chêne).

Taxonomie :
Teucrium lucidum L.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :

– Chamaedrys lucida (L.) Moench

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Dianthus pavonius Tausch ( Oeillet oeil-de-paon )

L’œillet œil-de-paon   ( Dianthus pavonius Tausch) fait partie de la famille des Caryophyllacées (Caryophyllaceae). Sa période de floraison s’étale de Juin à Août.

L’œillet œil-de-paon (Dianthus pavonius Tausch)

L’œillet œil-de-paon (Dianthus pavonius Tausch)

Répartition française :
Il s’agit d’une espèce endémique des Alpes occidentales du Sud. On la retrouve en Savoie, dans les Alpes-Maritimes, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes et l’Isère. Dans plusieurs livres, on l’indique dans les pyrénées mais d’après le botaniste A. Jauzein, il s’agit d’une confusion avec une espèce très proche : Dianthus seguieri subsp. requienii.
Dans les départements des Alpes-Maritimes, elle est présente dans les hauts massifs du Mercantour, dans le Haut Var, en Haute-Tinée, dans les pelouses alpines des vallées de la Roya et de la Vésubie.

Ecologie :
L’œillet œil-de-paon est une orophyte (adapté au milieu montagnard). Cette espèce apprécie les pelouses ensoleillées pas trop humides : elle est mésophile (conditions moyennes) (Phytosociologie : 15.0.1.0.5 Nardion stritae – Communautés des dépressions et replats, supportant l’enneigement prolongé (chionophile)) à xérophile (conditions sèches) (Phytosociologie : 15.0.1.0.1 Festucion variae – Communautés thermophiles des Alpes). L’espèce a une préférence pour les substrats siliceux ou décarbonatés. On peut la trouver entre 1500 et 2800 mètres d’altitude.

Protection :
L’espèce est protégée dans les Alpes-de-Haute-Provence.

L’œillet œil-de-paon (Dianthus pavonius Tausch)

L’œillet œil-de-paon (Dianthus pavonius Tausch)

Description :
La plante mesure entre 3 et 20 cm de hauteur. Elle a un port gazonnant. La tige comporte généralement une seule fleur. La plante est glabre. Les feuilles sont linéaires. Les fleurs peuvent faire jusqu’à 3 cm. La couleur est rose. La corolle comporte 5 pétales aux extrémités dentées. La gorge est bleue et comporte quelques poils. Les sépales sont de couleur jaunâtre et comportent une longue pointe.

Taxonomie :
Dianthus pavonius Tausch
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :

– Dianthus neglectus sensu auct. plur.
– Dianthus neglectus var. elongatus Rouy & Foucaud
– Dianthus neglectus var. nanus Rouy & Foucaud

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Cerastium diffusum Pers. ( Céraiste diffus )

Le Céraiste diffus (Cerastium diffusum Pers.) fait partie de la famille des Caryophyllacées (Caryophyllaceae). Sa période de floraison s’étale d’avril à fin juin. Son autre nom commun est le céraiste à 4 étamines

Cerastium diffusum Pers. à la Faute-sur-Mer en 2013

Cerastium diffusum Pers. à la Faute-sur-Mer en 2013


Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : Le Nord, Le Pas-de-Calais, la Somme, La Seine-Maritime, Le Calvados, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, le Finistère, le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Charente-Maritime, la Gironde, l’Hérault, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud. L’espèce était autrefois signalée dans le Puy-de-Dôme. Elle a été aperçue dans la Nièvre.

Ecologie :
Il pousse sur la dune mobile, voire la dune semi-fixée.
Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.
Koelerion albescentis 36.0.2.0.1 Communautés atlantiques à nord-atlantiques des arrières-dunes à tapis bryo-lichénique important.
Sileno conicae – cerastion semidecandri 36.0.1.0.4 Communautés subatlantiques riches en annuelles des sables calcaires à silico-calcaires, plus ou moins fixés.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière.

Cerastium diffusum Pers. à la Faute-sur-Mer en 2013

Cerastium diffusum Pers. à la Faute-sur-Mer en 2013


Description :
La hauteur de cette plante annuelle varie de 4 (substrat sableux) à 25 cm (. Elle est pubescente et très visqueuse. La tige est rameuse et de couleur rougeâtre. Les feuilles sont de formes ovales et sont rétrécies à la base formant une sorte de cuillère. Les feuilles sont opposées. Les bractées ne comportent pas de membrane blanche. L’inflorescence est généralement composée de 4 sépales, 4 pétales bifides et 4 étamines. Les pétales dépassent de très peu les sépales. Ces derniers sont pubescents-glanduleux à pointe aigue et à bord scarieux (comporte une membrane).

Taxonomie :
Cerastium diffusum Pers. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Cerastium velenovskyi Hayek
– Cerastium viscosum var. alsinoides (Pers.) DC.
– Cerastium pentandrum subsp. gracile (Dufour) Maire & Weiller
– Cerastium pentandrum subsp. tetrandrum (Curtis) Maire & Weiller
– Cerastium pseudobulgaricum Klokov
– Cerastium pumilum proles tetrandrum (Curtis) Rouy & Foucaud
– Cerastium pumilum subsp. tetrandrum (Curtis) Arcang.
– Cerastium riaei subsp. gracile (Dufour) Nyman
– Cerastium schmalhausenii Pacz.
– Cerastium simplex Sennen & Pau
– Cerastium tetrandrum Curtis
– Cerastium tetrandrum var. alsinoides (Pers.) F.N.Williams
– Cerastium gayanum Boiss.
– Cerastium alsinoides Pers.
– Cerastium atrovirens Bab.
– Sagina cerastioides Sm.
– Stellaria tetrandra (Curtis) Gray
– Cerastium gracile Dufour
– Cerastium varians subsp. pumilum proles tetrandrum (Curtis) Bonnier

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Flore des Côtes d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore d’Ille et vilaine – Louis Diard – Editions Siloe 2005
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Flore de la Flande française – Collectif – Conservatoire botanique national de Bailleul 2008
– Atlas de la flore d’Auvergne – Collectif – Editions Biotope 2006
– Atlas de la flore de Bourgogne – Collectif – Editions Biotope 2008

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Matthiola sinuata (L.) R.Br. ( Giroflée des dunes )

La Giroflée des dunes (Matthiola sinuata (L.) R.Br.) fait partie de la famille des Brassicacées (Brassicaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à septembre. Son autre nom commun est la Matthiole à feuilles sinuées.

Matthiola sinuata (L.) R.Br. aux îles Glénans en 2009

Matthiola sinuata (L.) R.Br. aux îles Glénans en 2009

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : la Manche, l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, le Finistère, le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Charente-Maritime, la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Orientales, l’Hérault, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, le Var, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud. L’espèce a disparu des Alpes-Maritimes.

Ecologie :
Il pousse sur la dune mobile voire aussi sur l’arrière-dune immédiate.
Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.
Koelerion albescentis 36.0.2.0.1 Communautés atlantiques à nord-atlantiques des arrières-dunes à tapis bryo-lichénique important.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière.

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à Tréguennec en 2009

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à Tréguennec en 2009

Description :
La hauteur de cette plante bisannuelle varie de 20 à 60 cm. La densité de ses feuilles à la base est importante. Ces feuilles possèdent une surface recouverte de poils glanduleux. Elles sont plus ou moins dentées. La tige est épaisse. Les feuilles supérieures sont lancéolées à linéaires. La fleur a une couleur pourpre. Elle peut parfois être blanche. La silique a un aspect tomenteux. Elle est dressée et mesure parfois jusqu’à 10 cm!

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à la Faute-sur-Mer en 2013

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à la Faute-sur-Mer en 2013

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à Ars-en-Ré en 2013

Matthiola sinuata (L.) R.Br. à Ars-en-Ré en 2013

Taxonomie :
Matthiola sinuata (L.) R.Br. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Cheiranthus muricatus Lam.
– Cheiranthus sinuatus L.
– Hesperis sinuata Lam.
– Matthiola oyensis Ménier & Viaud
– Matthiola sinuata subsp. australis Rouy & Foucaud
– Matthiola sinuata [var.] australis (Rouy & Foucaud) P.Fourn.
– Matthiola sinuata var. oyensis (Ménier & Viaud) Rouy & Foucaud
– Matthiola sinuata var. oyensis P.Fourn.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Flore des Côtes d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore d’Ille et vilaine – Louis Diard – Editions Siloe 2005
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011

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