Veronica allionii Vill. ( Véronique d’Allioni )

La Véronique d’Allioni   (Veronica allionii Vill.) fait partie de la famille des Plantaginacées (Plantaginaceae). Sa période de floraison s’étale de Juin à Août.

La Véronique d'Allioni (Veronica allionii Vill.)

La Véronique d’Allioni (Veronica allionii Vill.)

Répartition française :
Il s’agit d’une espèce endémique des Alpes occidentales du Sud. On la retrouve en Savoie, dans les Alpes-Maritimes, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes et l’Isère.
Dans les départements des Alpes-Maritimes, elle est présente dans les hauts massifs du Mercantour, dans le Haut Var, en Haute-Tinée, dans les vallées de la Roya et de la Vésubie.

Ecologie :
La Véronique d’Allioni est une orophyte (adapté au milieu montagnard). Cette espèce apprécie les milieux secs (C’est une espèce xérophile) tels que les pelouses ou les zones rocailleuses (Phytosociologie : 15.0.1.0.1 Festucion variae – Communautés thermophiles des Alpes). L’espèce a une préférence pour les substrats siliceux ou décarbonatés. On peut la trouver entre 1500 et 2700 mètres d’altitude.

Protection :
L’espèce est protégée dans les Alpes-de-Haute-Provence.

La Véronique d'Allioni (Veronica allionii Vill.)

La Véronique d’Allioni (Veronica allionii Vill.)

Description :
La plante mesure entre 3 et 20 cm de hauteur. La tige est généralement rampante. Les feuilles sont de forme ovale et sont crénelées. Elles sont opposées. Les fleurs comportent 4 pétales de couleur bleu-violet. L’inflorescence est en épi.

Usages / Autres particularités :
Au début du siècle dernier, on en faisait encore des infusions. On l’appelait le thé des Alpes.

Taxonomie :
Veronica Allionii Vill. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :

– Veronica pyrenaica All.

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Inula bifrons (L.) L. ( Inule variable )

L’Inule variable (Inula bifrons (L.) L.) fait partie de la famille des Astéracées (Asteraceae). Sa période de floraison s’étale de Juillet à Septembre. Ses autres noms sont l’Inule à deux faces, l’Inule à deux formes ou encore l’Inule changeante.

Inula bifrons (L.) L.

Inula bifrons (L.) L.

Répartition :
L’espèce est présente en Bulgarie, Roumanie, Croatie, Serbie, Macédoine, Albanie, dans la partie Nord de l’Italie ainsi qu’en France. On retrouve des stations en Drôme (2 stations connues), en Isère, dans les Hautes-Alpes, le Puy de Dôme (en grande Limagne), les Alpes de Haute-Provence, le Gard, le Vaucluse (dans la région d’Apt), les Bouches du Rhône, le Var (Trigance, Aiguines) et les Alpes-Maritimes (Rare en Roya, Présent dans le Haut-Var entre Entraunes et Guillaumes).

Ecologie :
On la retrouve essentiellement en contexte Méditerranéo-montagnard de 500 à 1500 mètres d’altitude, en particulier dans les zones de friches et les pelouses sèches et rocailleuses (Phytosociologie : 26 Festuco vallesiacae – Brometea erecti Br.-Bl. & tüxen ex Br.-Bl. 1949 (¹)), mais aussi dans les ourlets thermophiles en lisière de forêts (Phytosociologie : 72.0.1.0.1 Geranion sanguinei Tüxen in Muller 1962 (¹)).

Protection :
Elle bénéficie d’une protection nationale du fait de sa rareté sur le territoire français.

Inula bifrons (L.) L.

Inula bifrons (L.) L.

Description :
Sa hauteur varie de 30 cm à 1 mètre. Il s’agit d’une biannuelle. Elle est plus ou moins rameuse vers le sommet. Les feuilles sont dentées et glanduleuses sur les deux faces. Les feuilles inférieures sont sensiblement plus grandes que les supérieures. Ces dernières qui sont alternes sont décurrentes. Ce dernier critère permet de la distinguer d’Inula conyza à l’état végétatif. Concernant l’inflorescence, les fleurs sont réunis en petits capitules

Inula bifrons (L.) L.

Inula bifrons (L.) L.

Taxonomie :
Inula bifrons (L.) L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Aster bifrons (L.) All.
– Conyza bifrons L.
– Helenium bifrons (L.) Kuntze
– Inula glabra Besser

(¹) Prodrome des végétations de France – CPN61- 2004

Inula bifrons (L.) L.

Inula bifrons (L.) L.

Bibliographie :
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Colchicum autumnale L. ( Colchique d’automne )

Le colchique d’automne (Colchicum autumnale L.) fait partie de la famille des Colchicacées (Colchicaceae). Sa période de floraison s’étale d’Août à Octobre.

Répartition française :
Le colchique se trouve représenté un peu partout en France. Il bénéficie toutefois d’une protection régionale dans le Limousin, en Aquitaine et en Nord-Pas-De-Calais.

Ecologie :
Il se trouve dans les prairies mésohygrophiles, en particulier en contexte collinéen ou montagnard (Phytosociologie : 6.0.1.0.1.2 Colchico autumnalis – Arrhenatherenion elatioris de Foucault 1989 (¹))

Colchicum autumnale L.

Colchicum autumnale L.

Description :
Il s’agit d’une plante vivace de 10 à 30 cm. Elle est en pleine floraison en automne sans la moindre feuille. Les fleurs naissent d’un spathe tubuleux blanchâtre. La couleur des fleurs varie entre le rose et le blanc. Les feuilles et le fruit (capsule contenant des graines extrêmement toxiques) n’apparaissent qu’à partir du mois de mars, avril.

Colchicum autumnale L.

Colchicum autumnale L.

Usages / Autres particularités :
C’est une plante toxique contenant de la colchicine connue pour bloquer les divisions cellulaires. Elle est donc évidemment utilisée en médecine. Il arrive assez fréquemment que le bétail s’intoxique.

Taxonomie :
Colchicum automnale L.
a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Colchicum bisignanii Ten. ex Janka
– Colchicum bulgaricum Velen.
– Colchicum commune Neck.
– Colchicum pannonicum Griseb. & Schenk
– Colchicum patens F.W.Schultz
– Colchicum polyanthon Ker Gawl.
– Colchicum praecox Spenn.
– Colchicum transsilvanicum Schur
– Colchicum vernale Hoffm.
– Colchicum vernum Kunth
– Colchicum vranjianum Adam ex Stef.

(¹) Prodrome des végétations de France – CPN61- 2004

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Parole aux amoureux de la Loire !

J’aimerai vous faire découvrir quelques vrais amoureux de la Loire, sans doute loin du greenwashing ou du simple business du Festival de Loire :

Suivez les chroniques de cet authentique amoureux de la Loire. Je me délecte des textes délivrés depuis que j’ai découvert l’existence de son blog :
http://www.chroniques-ovales.com (Les chroniques au Val du Bonimenteur de Loire.  Il faut la Loire pour le croire …). Je ne suis pas d’accord avec tout mais j’aime l’authenticité de l’individu. A découvrir absolument!

Suivez également le blog Loire & Biodiversité. Il n’est pas nouveau : il s’appelait Mardiéval & Biodiversité. Mais qu’ils ont raison de changer de nom, ce sont bien les représentants de la Loire et de sa biodiversité près d’Orléans. Ils mènent des combats, ils n’ont pas peur eux de perdre des subventions! Allez voir, ça respire la Nature : http://mardieval-biodiversite.over-blog.com/

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Pollutions par les eaux usées en Loire : je jette l’éponge

Il est des jours plus joyeux (Albert Jacquard vient de nous quitter); j’ai décidé de jeter définitivement l’éponge dans le combat que je menais contre les rejets d’eaux usées en Loire. Un énorme remerciement à mes proches (Stéphane, Catherine, …) et surtout aux 167 signataires de la pétition. Qu’ils ne soient pas déçus, ils font partie des 167 personnes (sur les 300000 de l’agglomération) les plus censés et les plus intéressés par les générations futures! Merci aux pêcheurs de Loire-Atlantique qui se sont fortement mobilisés alors que les orléanais continuent de pêcher devant les sorties d’égouts…

On ne peut lutter seul contre les intérêts personnels, économiques, politiques… d’une minorité et le silence ou l’individualisme d’une majorité. J’aurai pu manifester pendant le Festival de Loire, ou bien entamer une grève de la faim. Mais à quoi bon! ça aurait fait un bide.

Il n’y a plus de journalisme d’investigation! le 3ème pouvoir est mort… Le journalisme d’aujourd’hui se résume à reprendre les commentaires des uns et des autres, à confronter les individus : j’avais été contacté par un journaliste qui n’était intéressé que par une réponse à monsieur Lemaignen et non aux problèmes des rejets d’eaux usées en Loire. Les rejets, il s’en fichait : il me l’a clairement dit. Heureusement, il existe encore quelques rares personnes pour honorer cette profession. Merci monsieur Nicolino.

Dans mes démarches, j’aurai pu être épaulé par des associations environnementales. Que ce soit clair, les Greenpeace, WWF, France Nature Environnement, LPO, Fondation Nicolas Hulot, Green Planète etc… n’ont pas le budget ou le programme pour une telle démarche : ils me l’ont clairement écrit! Loiret Nature Environnement était donc l’association toute désignée pour défendre la Loire des pollutions aux eaux usées. C’était sans compter sur la peur de son président de perdre des subventions, s’il se positionnait. Il me l’a clairement dit. A quoi peut donc servir une association de défense de la Nature si celle-ci se muselle sur de telles dégradations environnementales? Pourtant celle-ci sera présente et même bien présente pour représenter la Loire sauvage pendant le festival de Loire. Pour ma part, je n’ai pas renouveler mon adhésion à cette association qui compte pas moins de 600 adhérents, une fierté pour son président. C’est au delà de mes forces de participer au greenwashing malgré ma sympathie pour ses membres qui ignorent sans doute la crainte de leur président.

Que dire des élus ? Rien. On m’a critiqué pour avoir dit que les élus ne se positionnaient pas sur le sujet. Mais c’est vrai! Il a fallu attendre plus de 2 ans pour entendre un élu (du parti communiste) parler des rejets d’eaux usées en Loire en conseil d’Agglo. Monsieur Grand d’Europe-Ecologie les Verts a signé la pétition. Je les remercie tous les deux très sincèrement. Mais à part eux? Personne. Même pas les champions de la biodiversité ou du développement durable à la mairie, à l’Agglo, au Conseil général ou à la Région! Ah, ils peuvent donner des leçons ou présenter des statistiques aux citoyens… Ils sont de toutes les réunions, de tous les cocktails mais d’aucun combat!

Je vous redirige donc vers Eau Secours Orléanais 45, dont deux adhérents seulement ont signé la pétition, qui ne sera malheureusement pas présent au Festival de Loire pour alerter les citoyens, mais qui je l’espère reprendra peut-être ce combat pour la défense de la Loire.

C’est évidemment un échec personnel difficile à accepter mais dans ce monde, ce n’est pas la raison qui prévaut, c’est le nombre. Aussi 167 signataires sur 300000 citoyens, cela montre pourquoi nous allons aujourd’hui tout droit dans le mur!

Pour ma part, je vais consacrer mon énergie à étendre et transmettre mon savoir sur la Nature. C’est désormais ce que j’ai de plus utile à faire. La connaître, c’est le point de départ pour la respecter, pour l’aimer, … pour la préserver.

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