Cakile maritima Scop. ( Caquillier )

Le Caquillier (Cakile maritima Scop.) fait partie de la famille des Brassicacées (Brassicaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à octobre. Ses autres noms communs sont la Roquette de mer, le Caquillier maritime. Son nom vient de l’arabe « kakekeh ».

Cakile maritima Scop. à Tregennec en 2009

Cakile maritima Scop. à Tregennec en 2009


Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : Le Nord, Le Pas-de-Calais, la Somme, La Seine-Maritime, Le Calvados, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, le Finistère, le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Charente-Maritime, la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, l’Hérault, l’Aude, le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud.

Ecologie :
Il pousse sur la dune embryonaire ou sur la dune mobile.

Phytosociologie : Atriplici laciniatae-Salsolion kali 12.0.1.0.2 Végétation annuelle halonitrophile, psammophile, des hauts de plages sur sables et graviers meubles entremêlés de débris organiques.
Honckenyo peploidis – Elymetalia arenarii 33.0.1 Communautés vivaces européennes, boréoatlantiques à atlantiques, subnitrophiles, des dunes vives ou des bordures maritimes sablo-graveleuses plus ou moins enrichies en matière organique.

Protection :
L’espèce ne bénéficie pas de protection particulière bien qu’elle soit victime du nettoyage mécanique des hauts de plages.

Cakile maritima Scop. à île de Ré en 2013

Cakile maritima Scop. à île de Ré en 2013


Description :
La hauteur de cette plante annuelle varie de 10 à 45 cm. Elle possède de très longues racines. Elle est glabre. La tige est rameuse dès la base. Les feuilles sont pennatifides. Les lobes sont généralement obtus et peuvent comporter des dents ou pas. Seules les feuilles du bas possèdent un pétiole. Les supérieures sont sessiles, non embrassantes.
L’inflorescence se présente sous forme de grappe de fleurs à pétales de couleur blanc à rose. La fleur comporte 4 pétales qui sont entourés de 4 sépales de couleur vert pâle dont 2 sont bossus. le pédicelle est court et épais. La silique est allongée et boursouflée : elle comporte deux compartiments superposés abritant une graine chacun. La forme de la silique est déterminante pour différencier deux sous-espèces présentes en France : Cakile maritima subsp. integrifolia (Hornem.) Hyl. ex Greuter & Burdet (Littoral atlantique français)
et Cakile maritima Scop. subsp. maritima (Littoral méditerranéen français)
Usage / autres particularités
On donnait autrefois à cette plante des vertus reminéralisantes, antiscorbutiques et minéralisantes.
Cakile maritima Scop. à île de Ré en 2013

Cakile maritima Scop. à île de Ré en 2013


Taxonomie :
Cakile maritima Scop. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Bunias cakile L.
– Crucifera cakile (L.) E.H.L.Krause
– Rapistrum cakile (L.) Bergeret
– Rapistrum maritimum (Scop.) Bergeret

Cakile maritima subsp. integrifolia (Hornem.) Hyl. ex Greuter & Burdet a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Cakile maritima proles baltica (Jord.) Rouy & Foucaud
– Cakile maritima sensu Vasc. subsp. maritima
– Cakile maritima var. edentula sensu P.Fourn.
– Cakile maritima var. integrifolia Hornem.
– Cakile monosperma Lange
– Cakile serapionis J.Lloyd & Foucaud
– Pteroneurum bipinnatum Rchb.
– Cakile baltica Jord.

Cakile maritima Scop. subsp. maritima a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Cakile aegyptiaca (L.) Pignatti
– Cakile aegyptiaca Willd.
– Cakile bauhinii Jord.
– Cakile crenata Jord.
– Cakile edentula Jord.
– Cakile hispanica Jord.
– Cakile latifolia Poir.
– Cakile littoralis Jord.
– Cakile maritima proles aegyptiaca (Willd.) Rouy & Foucaud
– Cakile maritima proles edentula Rouy & Foucaud
– Cakile maritima proles hispanica (Jord.) Rouy & Foucaud
– Cakile maritima proles littoralis (Jord.) Rouy & Foucaud
– Cakile maritima subsp. aegyptiaca (Willd.) Nyman
– Cakile maritima subsp. latifolia (Poir.) Arcang.
– Cakile maritima var. aegyptiaca (Willd.) P.Fourn.
– Cakile maritima var. littoralis (Jord.) P.Fourn.
– Cakile maritima var. sinuatifolia DC.
– Cakile pinnatifida Stokes
– Cakile serapionis Gaertn.
– Bunias littoralis Salisb.
– Isatis aegyptica L.
– Isatis pinnata Forssk.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Flore des Côtes d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore d’Ille et vilaine – Louis Diard – Editions Siloe 2005
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Flore de la Flande française – Collectif – Conservatoire botanique national de Bailleul 2008
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011

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Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo ( Diotis maritime )

Le Diotis maritime (Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo) fait partie de la famille des Astéracées (Asteraceae). Sa période de floraison s’étale de mai à octobre. Ses autres noms communs sont le Diotis cotonneux, le Diotis blanc, l’Achillée maritime, la Santoline maritime, la Santoline-cyprès.

Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo

Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo


Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : La Manche (Cosqueville), l’Ille-et-Vilaine (Station découverte en 2000 par Galibourg dans la commune de Saint-Coulomb), le Finistère (Trégennec), le Morbihan (Plouhinec), la Loire-Atlantique (Turballe), la Vendée (Dunes au sud de l’île de Noirmoutier, entre Brétignolles-sur-Mer et les Sables-d’Olonne), les Landes (Soorts-Hossegor), les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales (Argelès-sur-Mer), l’Hérault (Dune en avant de l’Etang de Vic à Frontignan), l’Aude (Leucate), dans le Var (Presqu’île de Giens).Autrefois, signalé par H des Abbayes, elle a disparu des Côtes-d’Armor. Elle semble avoir également disparu en Charente-Maritime.

Ecologie :
Il pousse sur la dune mobile voire sur la dune embryonaire ou sur dune semi-fixée. Elle est menacée par le nettoyage mécanique des plages.
Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.
Honckenyo peploidis – Elymetalia arenarii 33.0.1 Communautés vivaces européennes, boréoatlantiques à atlantiques, subnitrophiles, des dunes vives ou des bordures maritimes sablo-graveleuses plus ou moins enrichies en matière organique.
Ammophilion arenariae 25.0.1.0.1 Végétation vivace pionnière des sables dunaires cantabro-atlantiques.

Protection :
L’espèce est protégée dans les régions suivantes : Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Basse-Normandie, Bretagne, Provence-Alpes-Côte-D’azur, Pays-de-la-Loire. Elle est protégée dans les départements suivants : la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, la Manche.

Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo

Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo


Description :
La plante mesure de 10 à 40 cm de hauteur. Elle se présente en général en touffe. Les tiges droites sont recouvertes de poils cotonneux. Ce n’est que dans la partie supérieure que la plante peut se ramifier. Les feuilles sont oblongues. Elles sont également blanches cotonneuses. La nervure centrale est bien marquée. Certaines feuilles sont légèrement crénelées à leur extrémité arrondie. L’inflorescence se présente assez souvent en corymbe de capitules. Elle ne présente pas de ligules. Le pédoncule est généralement court. La fleur est de couleur jaune. Elle comporte 5 dents bien visibles dépassant les bractées cotonneuses. Le tube centrale se prolonge à la base par deux appendices membraneux (d’où le nom de Diotis qui vient du grec « Diôtos » qui signifie « 2 oreilles »).
Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo

Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo


Usage / autres particularités
Cette plante est très aromatique : elle délivre une forte odeur de santoline.

Taxonomie :
Achillea maritima (L.) Ehrend. & Y.P.Guo a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Athanasia maritima (L.) L.
– Gnaphalium legitimum Bubani
– Gnaphalium legitimum Gaertn.
– Otanthus maritimus (L.) Hoffmanns. & Link
– Diotis candidissima Desf.
– Diotis maritima (L.) Desf.
– Filago maritima L.
– Neesia maritima Spreng. ex Steud.
– Santolina maritima (L.) Crantz
– Santolina tomentosa Lam.
– Diotis maritima Sm.
– Diotis maritima (L.) Coss.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– Flore des Côtes d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore d’Ille et vilaine – Louis Diard – Editions Siloe 2005
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Polygonum maritimum L. ( Renouée maritime )

La Renouée maritime (Polygonum maritimum L.) fait partie de la famille des Polygonacées (Polygonaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à octobre. Son autre nom commun est le casse-pierre.

Polygonum maritimum L.

Polygonum maritimum L.


Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : le Var (Presqu’île d’Hyères), les Bouches-du-Rhône (Fos-sur-Mer), le Gard (Grau du Roi), l’Aude, L’Hérault (Frontignan), les Pyrénées-Orientales (Argelès-sur-Mer), les Landes (Biscarosse), la Gironde, la Charente-Maritime, la Loire-Atlantique, la Vendée, le Morbihan (disséminée un peu partout sur le littoral, parfois abondante), le Finistère (surtout sur le littoral sud). L’espèce est également présente en Corse. Elle est absente des Côtes-d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et n’a pas été revue depuis des années en Basse-Normandie et dans les Alpes-Maritimes.

Ecologie :
Elle pousse vers le haut de plages à l’endroit où la dune commence à se fixer : la dune embryonnaire voire la dune semi-fixée, mais aussi derrière les ensembles de galets. Elle est menacée par le nettoyage mécanique des plages.
Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.
Honckenyo peploidis – Elymetalia arenarii 33.0.1 Communautés vivaces européennes, boréoatlantiques à atlantiques, subnitrophiles, des dunes vives ou des bordures maritimes sablo-graveleuses plus ou moins enrichies en matière organique.
Ammophilion arenariae 25.0.1.0.1 Végétation vivace pionnière des sables dunaires cantabro-atlantiques.

Protection :
L’espèce est protégée dans les régions suivantes : Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie.

Polygonum maritimum L.

Polygonum maritimum L.


Description :
Les rameaux de cette plante vivace mesure de 10 à 50 cm. Elle a un port couchée dans les zones exposées au vent. Par contre, son port est redressé quand elle est dans un lieu protégé du vent. Ses nombreuses feuilles très glauques sont de forme elliptique. Les bords de la feuille ont tendance à se recourber vers la face inférieure de la feuille. A la base de la feuille, on trouve un ochréa (une gaine translucide brune) qui est striée. Sa particularité est d’être au moins aussi long que l’entrenoeud contrairement à bien d’autres renouées. L’inflorescence se présente sous forme d’un épi de 1 à 3 fleurs à la base des feuilles. La fleur est composée de 5 pétales de couleur blanc et verdâtre. Les étamines sont de couleur jaune.

Usage / autres particularités
On l’appelle également le casse-pierre car selon les anciens il permettrait sous forme d’infusion d’éliminer les calculs rénaux. Cette propriété n’a pas été confirmée.

Taxonomie :
Polygonum maritimum L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 2.0, Tela Botanica) :
– Polygonum glaucum Nutt.
– Polygonum littorale Loret & Barrandon
– Polygonum parviflorum Schott

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– La flore d’Ille et vilaine – Louis Diard – Editions Siloe 2005
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Medicago marina L. ( Luzerne marine )

La Luzerne marine (Medicago marina L.) fait partie de la famille des Fabacées (Fabaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à août.

Medicago marina L.

Medicago marina L.


Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : le Finistère (la station de Ploumeur est la plus au nord), le Morbihan (quelques stations sur dunes dégradées), La Loire-Atlantique, la Vendée (pas mal de stations mais plutôt localisées), La Charente-Maritime, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, Les Pyrénées-Orientales, L’Hérault, L’Aude, Les Bouches-du-Rhône. L’espèce semble avoir disparu des Alpes-Maritimes (bien qu’indiquée comme présente dans le Guide de la flore des Alpes-Martimes de Lionel Carles, Ludovic Thébault) et du Gard. Elle est présente sur le littoral corse.

Ecologie :
C’est une plante du littoral. Elle se trouve plutôt sur la dune semi-fixée (C’est pourquoi on peut aussi la retrouver sur des dunes littorales dégradées par la fréquentation touristique). Phytosociologie : Ammophiletalia australis 25.0.1 Communautés des avants-dunes et dunes meubles à semi-fixées, essentiellement méditerranéennes avec irradiation prépontique et hyper-atlantique.

Protection :
L’espèce est protégée au niveau régional en Pays-de-la-Loire et en Aquitaine. Elle pourrait être protégée en Bretagne. Elle fait partie de la liste rouge européenne de l’UICN (2012).

Medicago marina L.

Medicago marina L.


Description :
Cette plante vivace est rampante. Ces tiges principales mesurent de 20 à 50 cm de longueur. Les feuilles sont formées de 3 folioles de forme ovale. Elles sont très velues. Les folioles sont souvent pliées suivant la nervure centrale sans jamais quasiment se déplier. Elles sont dentées à leur sommet. Les fleurs sont papillionacées comme la plupart des Fabacées. Elles sont de couleur jaune. Elles sont regroupées en grappes globuleuses. La corolle est constituée de 2 ailes qui dépassent la carène. Ils sont surmontés par l’étendard. La gousse complètement poilue est enroulée telle une hélice sur 3 tours de spire.

Taxonomie :
Medicago marina L. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Medica marina (L.) Lam.

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001
– Guide de la flore des Alpes-Martimes – Lionel Carles, Ludovic Thébault – Gilletta, Nice-Matin 2011
– Le Var et sa flore – Collectif – Naturalia Publications 2008

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Honckenya peploides (L.) Ehrh. ( Pourpier de mer )

Le pourpier de mer (Honckenya peploides (L.) Ehrh.) fait partie de la famille des Caryophyllacées (Caryophyllaceae). Sa période de floraison s’étale de mai à août. Son autre nom commun est l’Honkénie faux-pourpier. L’origine de son nom est un hommage au botaniste allemand du XVIIIème siècle : Honckeny. Peploides fait référence à son port en forme de cape.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Répartition française :
En France, on retrouve cette espèce dans les départements suivants : le Nord, le Pas-de-Calais (Très rare), la Somme, la Seine-Maritime, le Calvados, la Manche, l’Ile-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, le Finistère, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Charente-Maritime, la Gironde, les Landes, Pyrénées-Atlantiques (Quasiment sur l’ensemble du littoral en stations éparses). Il est absent du littoral méditerranéen français.

Ecologie :
On le retrouve en haut de plage dans la zone des laisses de mer et sur la dune embryonnaire. Son implantation s’effectue plus particulièrement dans les zones de galets ou de sables grossiers. Ses feuilles charnues lui permettent de supporter de courtes périodes d’immersion et les embruns. Cette plante vivace est en régression à cause de la surfréquentation et du nettoyage mécanique des plages l’été. Elle demeure toutefois commune sur le littoral breton.
Phytosociologie : Honckenyo peploidis – Elymetalia arenarii 33.0.1 Communautés vivaces européennes, boréoatlantiques à atlantiques, subnitrophiles, des dunes vives ou des bordures maritimes sablo-graveleuses plus ou moins enrichies en matière organique.
Ammophilion arenariae 25.0.1.0.1 Végétation vivace pionnière des sables dunaires cantabro-atlantiques.

Protection :
L’espèce est protégée dans les régions suivantes : Aquitaine.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Description :
La hauteur cette plante vivace varie de 5 à 20 cm. Elle est glabre. Sa tige peut être rampante. Elle possède une architecture globalement pyramidale. Ses feuilles succulentes sont ovales et comportent une pointe. Elles sont opposées. L’inflorescence est soit solitaire soit en cymes terminales. La couleur de la corolle est blanc verdâtre à blanc jaunâtre. Elle possède 5 sépales arrondis égalant les 5 pétales. La fleur est portée par un court pédoncule. Le fruit est une capsule globuleuse qui s’ouvre par 3 valves en libérant de nombreuses graines noires luisantes.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Usage / autres particularités
En Islande, le pourpier de mer a été consommé.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Honckenya peploides (L.) Ehrh.

Taxonomie :
Honckenya peploides (L.) Ehrh. a pour synonymes (Informations issues de la BDTFX Version 1.1, Tela Botanica) :
– Adenarium marinum Gray
– Adenarium maritimum Raf.
– Adenarium peploides (L.) Raf.
– Alsine peploides (L.) Crantz
– Ammodenia peploides (L.) Rupr.
– Ammonalia peploides (L.) Desv.
– Arenaria littoralis Salisb.
– Arenaria peploides L.
– Arenaria portulacea Lam.
– Cerastium succulentum Crantz
– Halianthus peploides (L.) Fr.
– Holosteum succulentum L.
– Honckenya diffusa (Hornem.) Á.Löve
– Honckenya oblongifolium Torr. & A.Gray
– Honckenya peploides (L.) Ehrh. subsp. peploides
– Minuartia peploides (L.) Hiern

Bibliographie :
– Les quatre flores de France – P. Fournier – Editions Lechevalier 1961
– Flore et végétation du massif armoricain – H. des Abbayes – Editions d’arts réédition 2012
– Flore de France – H. Coste – Librairie des sciences et des Arts 1937
– La flore des Côtes-d’Armor – Collectif – Editions Siloe 2006
– La flore du Morbihan – Gabriel Rivière – Editions Siloe 2007
– La flore du Finistère – Collectif – Editions Siloe 2009
– Flore vasculaire de Basse-Normandie – Michel Provost – Presses universitaires de Caen 1998
– Flore de la Flande française – Collectif – Conservatoire botanique national de Bailleul 2008
– Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée – Pierre Dupont – Editions Siloe 2001

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